Tokyo Ghoul, tome 1 -Sui Ishida

Tokyo Ghoul de Sui Ishida

Tome 1

Glénat

 

À Tokyo, sévissent des goules, monstres cannibales se dissimulant parmi les humains   pour mieux s’en nourrir. Étudiant timide, Ken Kaneki est plus intéressé par la jolie fille qui partage ses goûts pour la lecture que par ces affaires sordides, jusqu’au jour où il se fait attaquer par l’une de ces fameuses créatures. Mortellement blessé, il survit grâce à la greffe des organes de son agresseur… Remis de son opération, il réalise peu à peu qu’il est devenu incapable de se nourrir comme avant et commence à ressentir un appétit suspect envers ses congénères. C’est le début d’une descente aux enfers pour Kaneki, devenu malgré lui un hybride mi-humain, mi-goule.

Une très bonne pioche et je vous invite à découvrir pourquoi…

Les vampires, lycanthropes et autres zombies inondent les étals de nos centres commerciaux culturels avec parfois des relents immondes… C’est sur ce registre que joue ce manga de fantasy, et non de fantastique. Les ghouls sont effectivement un phénomène connu et identifié par une population japonaise nageant en eaux troubles, entre fascination morbide et répulsion maladive. Les autorités enquêtent – à temps perdu,  les médias commentent allègrement et optimisent la moindre apparition de ces êtres étranges – l’audience et l’audimat sont au cœur de leurs préoccupations.

Les êtres touchés par cette malédiction importent peu dans la psyché commune, et attirent rarement la sympathie. Peu d’éléments sont connus à ce jour sur les vecteurs de ce mal, ni l’origine ni les sources de contamination. La nature exacte de ces monstres est floue au demeurant. Entre zombie et goule des jeux vidéo, la frontière est vaporeuse. Les ghouls demeurent ainsi très mystérieuses. Tokyo Ghoul nous dévoile peu à peu une société secrète et un monde clandestin où se côtoient les meurtres les plus sanguinaires, l’agressivité quotidienne et une compassion apaisante…

Donc, une fantasy urbaine qui ne se contente pas d’aligner une histoire de cœur ou de boxe, mais qui propose un peu plus de profondeur que ce que j’ai lu jusqu’à présent.

Certes, nous n’échappons pas à certains clichés comme le jeune homme perdu et abandonné pris sous l’aile bienveillante d’un ancien…Le meilleur ami toujours présent et écarté du secret, la jeune fille qui partage bien plus que la lecture avec le protagoniste principal ainsi qu’une police toujours à côté de la plaque. Mais cela reste bien écrit, cohérent et ne présage pas non plus d’un avenir tout tracé pour le « héros » Ken Kanéki. La prédation dont il est sujet est assez violente, et inverse « agréablement » le rôle du monstre sanguinaire classique dans la production bit-lit. D’ailleurs, la lutte interne qu’il vit participe grandement à l’attrait de ce manga.

Il ne s’agit que du premier tome, et les contours de chacun  des personnages restent encore à définir, mais l’esquisse qui se dessine dès à présent est séduisante. Il faudra confirmer pour les prochains tomes.

Du côté du scénario, tout est presque dit dans la quatrième de couverture. La fin s’ouvre sur une aventure sombre et âpre comme je les aime. Pour l’instant nous avons juste un amuse-bouche, j’attends donc une entrée copieuse et sanglante…

Les dessins sont dynamiques, précis et soignés. Que demander de plus ?

Pour la petite histoire, il s’agit du premier manga d’Ishida. Tokyo Ghoul est devenu aussitôt un titre référence de la revue spécialisée en seinen Young Jump, une des principales au Japon. Les publications sont hebdomadaires et servent de tremplin pour les auteurs, celle-ci est tirée à 850 000 exemplaires mensuels! Bref, ces petits détails pour souligner la vague d’enthousiasme qu’à créer ce manga au pays du Soleil Levant.

Dernier point positif, la série comporte une fin puisqu’elle comprend 14 tomes.

Si vous êtes fan de manga et de fantasy sombre, ou souhaitez découvrir un manga efficace sans tomber dans la baston constante, Tokyo Ghoul est fait pour vous.

Challenge :

Ce manga me permet de boucler mon objectif sur :

Challenge Lecture 2016 : Avec un nom de ville dans le titre

Le livre :

9782723495615-g

Format : 130 mm x 180 mm
Faconnage : Souple
224 pages

Editeur Japonais : Shueisha
Paru en août 2013

Nombre de tomes associés : 14 – série terminée au Japon

10 réflexions sur “Tokyo Ghoul, tome 1 -Sui Ishida

  1. Ah non mais moi, s’il n’y a pas de baston constante, ça ne m’intéresse pas 😛 En plus tous ces machins à base de morts-vivants dans un cadre contemporain (mangas, romans, films, séries), c’est vraiment pas mon truc, donc je passe mon tour sans regret. Par contre, très bonne critique, comme d’habitude.

    (et au fait, et l’autre experte en mangas avec un 82 dans son pseudo, elle nous prépare une nouvelle critique ou pas ? )

    Aimé par 2 people

    1. Ah!Ah, mais ce n’est pas un mort-vivant… C’est en cela que le manga est plaisant. Mais effectivement, je ne te vois pas le lire. Merci pour le compliment concernant ma critique! 🙂
      Ah, la Marmotte a eu pour consigne de se concentrer sur l’école ce trimestre. En seconde,elle a eu un peu de difficultés à passer le palier 3°/2° en français et Hist/Géo. ET comme elle vise la mention « félicitations », du boulot!
      Elle est en train de préparer deux ou 3 articles pendant les vacances.

      Aimé par 2 people

    1. LOL, il me fallait une image qui montre que ce n’était pas un manga pour les fillettes. Et qu’il flirte avec le gore parfois.
      La similitude avec Terminator était volontaire… Mais, il n’y a que toi qui l’a soulignée!
      14 tomes pour un manga ce n’est pas tant que cela, en comparaison des Fairy Tail et autres manga du même tonneau, ce sont en dizaines de tomes qu’ils se comptent.

      Après, il faut aimer les mangas.

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