Star Nomad – Lindsay Buroker

A la croisée des Stars.

The Fallen Empire

Lindsay Buroker vous est sans doute inconnue, du moins pour la plupart des francophones. L’auteur américain est une passionnée de space opera et de fantasy ainsi, cette passion transparaît dans ses textes tournés avec humour et panache.

Aujourd’hui, Albédo vous propose de découvrir Star Nomad, le premier tome d’une saga galactique dont la particularité est à souligner : les romans ne finissent pas sur des cliff-hangers sauvages et bien américains. Chaque tome offre la possibilité de cesser de suivre les aventures d’Alicia Marchenko, ou au contraire de les poursuivre. Et ce sentiment de liberté pour le lecteur est un indéniable atout à cette série, tout comme son personnage féminin, tout autant ivre de liberté.

Lindsay Buroker loue les séries TV qui ont eu une forte influence dans la construction de son imaginaire. Elle cite entre autre Stargate et Star Trek, mais sans que cela soit réellement perceptible dans ce tome-ci.  En revanche, Star Wars se relève facilement même sans la lecture de la postface présente en fin de volume. En effet, le personnage principal fait penser à un Han Solo au féminin. Son tempérament à la fois patriote et rebelle, son sens de l’humour et de la dérision à tout moment, surtout aux pires ainsi que son effronterie en font un  personnage tout aussi séduisant que notre mercenaire au grand cœur. Nous pourrions aussi faire le parallèle avec Malcom de Firefly (autre influence assumée),  mais ce dernier personnage possède une facette trop torturée pour que cela colle parfaitement.

A l’image de l’univers des Jedis, Lindsay Buroker développe un monde galactique scindé en deux fortes oppositions. D’un côté, l’Empire vient d’être défait au bout de quatre années de conflit. Tout comme dans Star Wars, l’Empereur fut tout puissant, imposant sa volonté avec une main de fer, une vraie peau de vache au cœur de pierre et des larbins dignes des groupies les plus frappés!

Enfin, c’est presque cela, car l’auteur évite habilement la caricature et la copie, notamment avec l’apparition d’un cyborg dans les pattes de Marchenko qui va couper court à toute dichotomie. Et déjà, le roman de pur divertissement prend une dimension plus intéressante sur le plan politique ainsi que sur l’humanité de l’être amélioré, le « mech« .  L’effondrement de l’Empire honni (pas tant que cela…) a conduit toute la zone galactique excentrée dans un bordel sans nom. Certes l’Alliance a vaincu, mais se trouve dans l’incapacité de maintenir un semblant d’ordre (hé! oui, il en faut aussi) et de sécurité aussi bien sur les routes de navigation que sur les planètes éloignées de son centre administratif.

C’est la foire d’empoigne un peu partout, mercenaires, mafias, pirates et autres criminels se sentent pousser des ailes, et s’égaillent allégrement dans ces larges zones de non droits. Les nouvelles règles, dignes d’un Far West fantasmé et cruel sont : piller, violer, tuer.

C’est sur un de ces cailloux désertique que nous faisons la connaissance d’Alicia Marchenko. Son objectif est bien simple : récupérer son vaisseau (le Nomad) et rejoindre Perrun. Mais voilà, entre un objectif et sa mise en œuvre, il y a parfois un gouffre… ou une bande de malfrat prêt faire feu de toute occasion. Oui, cela part au règlement de compte arme au poing, tel les bons vieux westerns de notre enfance. Notre héroïne n’est pas au bout de ses peines, accompagnée de sa mécanicienne, Mica, elles tombent sur un problème encore plus épineux, le vaisseau est occupé par un cyborg!

Ce sont les combattants ultimes. Les nombreux implants et améliorations leur ont conféré une force et une rapidité hors du commun, ils représentent l’adversaire le plus coriace de l’Alliance. Une aura de fascination, de peur et de mystère plane en leur présence. A cela s’ajoute leur réputation de sur-hommes dénués de compassion, dont le crédo se résume simplement : anéantissement chirurgical.  La question de l’humanité de ce mystérieux et finalement charismatique cyborg se posera rapidement et participe à la qualité ressentie pour ce roman.

Ainsi, la dynamique créée entre notre « mech » (pour mécanique) et Alicia nous offre des scènes jouant sur l’humour et la tension d’ancien ennemis. Les dialogues sont savoureux, millimétrés à la perfection. Et si parfois les situations sont plutôt sombres, et l’ambiance pessimiste (un peu dans le veine de Battlestar Galactica), l’humour fonctionne bien et égaye le tout. D’ailleurs, la plupart des interactions entre les personnages attirent l’attention. Outre Alicia et notre cyborg, nous faisons la connaissance de Mica la mécanicienne loin des clichés de la femme masculine, mais reste douée. Puis, Beck l’homme de main, passionné de cuisine il va se montrer fiable même s’il lui est impossible de rivaliser avec un « mech ». Yumi apporte une touche de douceur, notamment avec son côté hippie! Enfin, il y a le dernier passager pour Perrun, Alejandro entre le moine et le médecin, qui restera assez discret dans cette aventure.

Le rythme, l’enchainement des péripéties en font un space opera branché sur pile atomique, impossible de s’ennuyer ou de sortir de sa lecture le cœur lourd, tant l’ensemble est plaisant.

Même si l’influence de Star Wars, BSG ou Firely est revendiquée et assumée, Lindsay Buroker ne donne pas le sentiment d’appuyer de trop ses clins d’œil ou de copier une des franchises. Au contraire, le tout est bien digéré par l’auteur qui nous délivre une partition, certes pas très originale, mais pleine de fun et de peps. Un space opera d’aventure et sans prétention qui forme un tout délicieux et addictif.

Niveau anglais : facile

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Le livre :
  • Fallen Empire tome 1 /8
  • 253 pages
  • anglais
  • e-book gratuit

 

20 réflexions sur “Star Nomad – Lindsay Buroker

  1. L'ours inculte

    Merci, je note !

    Toutes ces références bien digérées, ça peut être tout à fait ma came. (d’ailleurs plus BSG et firefly que Star Wars, je fais partie des 12 personnes de ma génération chez qui SW ne déclenche aucune crise d’hystérie, voire laisse complètement froid)

    Aimé par 1 personne

  2. J’ai tellement de saga en cours que forcément l’argument « liberté » fait mouche !
    En revanche, même si le niveau d’anglais est facile, je ne me sens pas de taille pour le tenter ^^
    Je piocherai des idées plus accessibles grâce à d’autres de tes fameux billets, il y en a tant !!! 😉

    Aimé par 1 personne

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