La Gloire de Vulcain – D.C. Fontana

Star Trek, 12

Fleuve Noir

Voici bien longtemps que je ne vous ai pas ennuyer proposer une aventure de Star Trek. En effet, j’ai profité de quelques jours de vacances – bien méritées – loin de la civilisation, pour me plonger dans des lectures « nostalgies ».

Mon exemplaire de La Gloire de Vulcain porte les stigmates d’une lecture régulière et passionnée depuis prés de 25 ans que je possède ce roman de la franchise. Je ne vais pas y aller par quatre chemins, c’est mon tome préféré. Je l’adore.

Pourtant, le pitch n’a rien d’original :

« Avant Jim Kirk, l’Enterprise était sous les ordres du Capitaine Christopher Pike et de Numéro 1, son Second, une étrange jeune femme conçue pour être parfaite. Un jeune Lieutenant, Spock, rejoint cet équipage de légende… pour se retrouver au coeur d’un drame : la disparition de la Gloire de Vulcain, une pierre fabuleuse ressurgie du passé tumultueux de sa planète natale.
Avec son implacable logique,Spock viendra à bout d’un ennemi qui lui ressemble comme un frère. A un prix que nul ne voudrait payer. »

Alors pourquoi, diantre, suis-je si attachée à ce roman de DC Fontana ?Comme tout texte lié à une franchise, les auteurs associés à l’élaboration des aventures de nos héros sont soumis à un cahier de charges visant à respecter divers éléments tels que la personnalité des protagonistes récurrents, l’univers, les termes dédiés, le background, les tenues,…. et surtout l’esprit de la dite franchise, en l’occurrence, ici, Star Trek.

Des auteurs renommés s’y sont collés avec plus ou moins de bonheur, et certains parviennent à tirer leur épingle du jeu, si ce n’est avec panache, avec brio. Il faut dire que l’exercice n’est pas facile et les contraintes sans doute musèlent-elles leur Muse… (désolée, je n’ai pas pu m’en empêcher).

DC Fontana respecte parfaitement l’univers et l’esprit Star Trek, c’est le premier point qui convaincra les trekkies. Cependant, en utilisant l’ébauche tracée lors de l’épisode pilote, The Cage, l’auteur s’est habilement extrait des contraintes liées à tout l’équipage, aux diverses dynamiques, et aux backgrounds déjà bien établis. Ainsi, l’imagination est-elle bien plus féconde dans cet opus, et  avons-nous entre les mains un texte plein de vie.

Nous reprenons contact avec un Spock nettement plus jeune et surtout plus impulsif; être toujours logique et réservé, il n’est pas aussi fermé que nous le connaitrons plus tard (il correspond davantage au Spock mis en scène lors des derniers films « reboot » de la franchise).

Penchons nous auparavant sur l’histoire.

La gloire de Vulcain a disparue. Cet événement secoue la planète homonyme. Cette pierre est un symbole d’une portée presque absolue. C’est l’équivalent de la Tour Eiffel pour les parisiens, de la déclaration d’indépendance des américains, du Mont-Fuji des japonnais,… enfin vous saisissez le tableau. Bref du jour eu lendemain, pouf! envolé! Imaginez le séisme….

L’Entreprise et son capitaine Pike (et oui, Kirk n’est pas encore de la partie!) sont dans les parages, et se trouvent désormais associés aux recherches ainsi qu’à l’enquête. C’est en raison du nouveau lieutenant à bord du vaisseau spatial que Vulcain et Starfleet font appel à leur service. Effectivement, Spock n’est pas un officier lambda:  non seulement il est vulcain (ou du moins à moitié) mais surtout il est le fils du respecté ambassadeur Sarek. Notre homme est donc tout indiqué pour se voir nommer dans l’équipe qui mène l’enquête.

S’ensuit une partie de cache-cache animée, pleine de suspens et de danger. L’action est bien au rendez-vous, l’intrigue vraiment bien menée à tel point que l’on se laisse prendre rapidement au jeu, et les effets de surprise de l’auteur fonctionnent même plutôt bien.

Le point fort à mes yeux demeure la découverte de ce jeune Spock, plus ouvert, plus « impulsif » que ce qu’il deviendra à l’issue du roman. Il y a une histoire d’amour loin d’être gnan-gnan. Elle trouve toute sa place dans l’évolution du personnage et en outre sert habilement l’histoire et les ressorts dramatiques. Ainsi, le lutin que je suis qui a tendance à fuir les romances, s’est laissée prendre au piège de celle-ci, pour ces diverses raisons qui permettent d’expliquer le changement de dynamique entre le Spock de The Cage et celui des futurs épisodes.

En revanche, les amateurs de batailles spatiales seront déçus car dans ce registre DC Fontana reste avare, et l’absence de l’équipage mythique pourrait également rendre chafouins ceux qui adorent la dynamique entre les personnages de TOS.

 

 

10 réflexions sur “La Gloire de Vulcain – D.C. Fontana

  1. J’avoue avoir lu quelques livres de Star Trek, et j’ai toujours été mitigée: d’un côté, je pouvais apprécier l’histoire et les personnages mais d’un autre j’avais l’impression de lire une toute autre histoire n’ayant aucun rapport avec Star Trek.

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  3. Ping : Quelques instants de lecture… – Albédo

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