Corona – Greg Bear

Lecture VO

Corona est un phénomène astrophysique mystérieux,  une forme de vie qui défie nos certitudes, une force intelligente alimentée par l’énergie des protoétoiles. Une équipe scientifique est expédiée pour étudier l’entité en question, mais bien vite le contact vire à l’incompréhension. Il semble que tous soient sous l’influence de cette chose sans commune mesure avec nos connaissances. Une mission de secours est dépêchée avec deux objectifs, dont un critique : l’entité tente de créer les conditions d’un nouveau Big Bang….

Ce petit pitch a été concocté par mes soins, car j’ai horreur des résumés dévoilant des étapes clés de ma lecture. Ainsi, seul le canevas initial vous est connu avant de vous lancer dans cette aventure. Bien évidemment, j’ai volontairement présenté une accroche avec de l’humour et du peps.

Greg Bear a écrit ce roman en 1984,  qui a été publié en France assez tard. Depuis, l’auteur a gagné ses lettres de noblesse dans le fandom SF, et est largement reconnu pour la qualité de ses textes et de ses intrigues. Corona précède de quelques mois un de ses textes phares Eons.

Corona, la mystérieuse

Cette entité se nourrit d’énergie, et plus exactement de ces « épais » gaz présents en abondance dans les pouponnières des étoiles, de cette matière brute qui donnera en quelques millions d’année des astres rayonnants. Il y a une similitude avec les trous noirs  : fascination, énigme, masse gravitationnelle, ainsi que la question de leur fonctionnement, mais aussi de leur implication dans le Big Bang et à son opposé, l’hypothétique Big Crunch. Corona se destine au dernier pour mieux provoquer le premier. Du moins en apparence.

Des signes d’intelligences parsèment les quelques données récoltées par l’équipe scientifique chargée d’explorer ce phénomène inconnu. Ici, point d’anthropocentrisme, la pensée de Corona nous est totalement inconnu et dès lors, il est particulièrement délicat de communiquer, et surtout de déterminer si l’échéance est une volonté consciente ou une conséquence de son « fonctionnement ». Les scientifiques ont bien  quelques hypothèses dont la suivante : Corona lutterait contre l’entropie de l’univers.

Inutile de préciser combien cette facette de l’histoire m’a parue fascinante. J’ai eu l’impression de lire un texte qui n’est pas sans rappeler L’Île de Peter Watts, une de mes nouvelles favorites. Certes, elle est moins aboutie que le texte de l’auteur canadien, mais nous sentons à la lecture que Greg Bear en a sous la pédale.

Autre référence qui fait tilit dans mon esprit ; La mort du Centaure de Dan Simmons, première ébauche d’Hyperion. Les deux écrits partagent cette sensation de force en germe, et pour cette raison en soi, la lecture de Corona est intéressante.

L’intrigue

C’est sans doute dans ce domaine que réside la faiblesse de ce court roman : trop classique,un poil prévisible mais loin d’être ennuyeux. Les péripéties se déroulent sur 170 pages. Entre l’introduction de Corona, l’échec de la mission scientifique, l’expédition de l’équipe de sauvetage, l’analyse des données, les recherches, les tentatives de contacts, les retournements de situation et finalement la chute du roman, vous conviendrez que l’histoire reste dense.

Je dois ajouter que nous sentons à la lecture de ce petit ovni de la licence que l’auteur  a du être muselé pour exploiter au mieux son idée.

Les protagonistes sont très bien employés dans leur différents rôles. Les interactions sont savoureuses, pour appliquer le précepte : l’humain au cœur de la science.

Pour finir, cette lecture sans être parfaite et qui ne restera pas dans les anales des meilleures œuvres de SF a été une petite surprise en soi.

Je m’aperçois que j’ai omis – ou pas  (je peux être coquine) une petite précision. Mais avant de l’ajouter, répondez en votre for intérieur : ma petite chronique éveille-t-elle votre intérêt ? Une petite envie de jeter un œil à cette curiosité ?

Donc, j’ai oublié de mentionner que Corona est un roman de la franchise Star Trek et met en scène l’équipage de l’Enterprise avec mes chers Kirk, Spock, Mc Coy. Bref, c’est le meilleur roman que j’ai lu jusqu’à présent.

Et un petit combo! Un!

SSW

 

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Ce livre est pour vous si :
  • vous êtres curieux de lire un des premiers romans de Greg Bear
  • vous aimez les mystères astrophysiques
je vous le déconseille si :
  • Vous n’aimez pas les space-opéra
  • Vous souhaitez un roman parfait
Autres critiques :

J’ai quelques doutes….

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Corona (7€)

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7 réflexions sur “Corona – Greg Bear

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