Qu’y a-t-il dans ta ludothèque ? (3/10)

Le deck-building

Lors de cet article, j’évoquais les bienfaits aussi bien ludiques que cognitifs des jeux dits de société, ou pour être plus exacte des jeux de plateau. En effet, le terme de jeux de société dénote une restriction de cette activité ludique, imposant par sa dénomination une notion collective et interactive qui n’est plus exacte. Cette pratique peut se pratiquer seul, à deux ou à plusieurs. Avec les techniques modernes, vous pouvez également jouer avec un adversaire ou un partenaire habitant à des kilomètres de vous. Enfin, les jeux de plateau présentent plusieurs configurations : solo, duel, confrontation, coopératif, semi-coopératif, et peut impliquer de nombreuses interactions ou presque aucune.

Aujourd’hui, je vous propose de nous pencher sur mes jeux de deck-building. Il n’y a guère d’équivalent en français, à ce terme anglo-saxon, hormis le piètre : jeux de construction/élaboration de paquet de cartes, qui ne véhicule pas totalement l’idée de cette mécanique.

Je ne traiterai que des titres, en ma possession, qui exige l’élaboration du deck en cours de partie et non avant de la débuter.

Le concept s’avère des plus simples. Vous avez un paquet d’une dizaine de cartes, ou une douzaine, souvent identique d’un joueur à l’autre, bien que l’asymétrie ne soit guère un handicap. Parmi celles-ci, figurent des moyens d’acquérir d’autres cartes situées dans une rivière ou un marché, présentant des capacités particulières : attaque, défense, soin, économie,… La richesse et profondeur de ces jeux résident dans la recherche de combinaisons potentielles avec les différents cartes que vous obtenez.

Star Realms Frontiers

C’est un des plus classiques. Les joueurs commencent avec un paquet de 10 cartes identiques : 8 sont dédiées à l’économie (achat), et 2 à l’attaque. Ils piochent 5 cartes et jouent à tour de rôle, enrichissant leur deck initial.

Les cartes disponibles à l’achat sont placées dans le marché ouvert à tous. Elles se composent de 4 factions qui ont chacune des propriétés différentes et des effets bonus parfois redoutables lorsqu’elles sont combinées!

En haut le marché, sur la gauche pioche et défausse, au centre une main.

La configuration première de ces jeux sont le duel, or Star Realms possède plusieurs modes : l’affrontement de 2 à 6, le coopératif et le solo. Ce jeu est très nerveux. Les parties durent de 10 à 20 minutes, et peuvent s’enchaîner avec bonheur.

Si les règles s’avèrent simples, les pièges, eux, sont nombreux, et l’adaptation devra être un maître mot. Votre deck doit tourner comme une horloge pour que les cartes acquises vous parviennent rapidement en main; et pour cela, il vous faut soigner votre économie. Pas de trop, car l’accumulation de richesse ne vous sauvera pas de la ruine en cas d’attaque violente. Il faut détruire l’adversaire (humain ou IA), avant que ce soit lui qui y parvienne.

Un jeu facile, avec du potentiel, nerveux et addictif. Pour ne rien gâcher, les illustrations sont superbes.

Et vous l’obtenez pour moins de 20€.

Aeon’s End

Aeon’s End est purement coopératif (le solo est possible), jusqu’à 4 joueurs. L’objectif est de défendre votre cité, Gravehold, attaquée par des monstres de légende. Vous êtes la fine fleur des mages de cet univers, néanmoins, vous aurez un adversaire coriace à vaincre et surtout vous devez veiller à ce que votre ville survive.

Aeon’s End et de de ses extensions : Legacy et Les Sans Noms

Ce jeu est légèrement différent du précédent.

En effet, les joueurs possèdent initialement un deck de 10 cartes et une main de 5, classique. Toutefois, la composition varie légèrement d’un participant à l’autre afin de personnifier et d’individualiser son mage. Cette asymétrie n’est pas unique dans le monde ludique. En revanche, Aeon’s End est novateur sur deux points : les défausses de sont pas mélangées une fois la pioche vide ce qui implique de calculer comment ordonner les cartes utilisées. Enfin, l’ordre du tour est aléatoire, un paquet dédié y veille.

Un matériel foisonnant

La boîte de base contient 4 némèsis, ce qui assure une bonne re-jouabilité, surtout avec 8 mages différents. Néanmoins, un de ses adversaires conçu pour l’apprentissage des règles et des principes du jeu la réduit un tantinet; vous combattrez régulièrement les 3 autres adversaires. Une fois affrontés une bonne dizaine de fois, l’impression de tourner en rond se fera sentir… Et, une extension « Némésis » sera bienvenue pour allonger la durée de vie de Aeon’s End (généralement, il y a 2 adversaires et 1 à 2 mages dans une extension de 15€ avec leur deck de cartes).

En haut à droite l’adversaire et son deck de cartes, à gauche : le marché – En bas les 2 mages (joueurs)

Un jeux excellent, avec pléthore de matériel, et à la prise en main rapide.

Les Hybrides

Ces 2 jeux ne sont pas des « purs » deck-building; même si cette mécanique fait partie intégrante de leurs principes, elle en est pas la principale. Aussi, les évoqué-je sans rentrer dans le détail.

  • Les Ruines Perdues de Narak

Vous êtes un aventurier à la recherche des ruines de Narak. Ce titre propose du placement d’ouvriers, du deck-building et de la gestion de ressources. Très immersif, nous y reviendrons ultérieurement.

  • Mage Knight

Nous abordons un très gros jeu. Un titre réputé dans le monde ludique, et qui fait partie du top 3 de mes préférés. Votre mage de guerre explore une contrée dangereuse… en solo, en coopératif ou en semi-coopératif.

Les cartes sont au coeur de la mécanique puisque tout se fera par leur intermédiaire : déplacement, recrutement, défense et combat. Le Deck-buildig demeure important en fonction de la façon dont vous voulez agir, mais n’est qu’accessoire à l’ensemble.

Quel est votre deck-building de coeur ?

11 réflexions sur “Qu’y a-t-il dans ta ludothèque ? (3/10)

  1. Intéressée par Les Ruines Perdues de Narak et Mage Knight. Je pense je préfère les jeux hybrides.
    Le problème du deckbuidling c’est que ça prend beaucoup de temps et/ou demande une grande connaissance du jeu. Je m’en suis rendue compte avec Hearthstone et Horreur à Arkham. Du coup je pioche des decks qui m’intéresse sur le net et puis j’adapte à ma sauce.

    Aimé par 1 personne

    • C’est bien pour cela que j’ai exclu les jeux tels que Horreur à Arkham dont le deck-building est plus complexe et demande un investissement en soi.
      Ceux que je présente se font en cours de jeu, sont nettement plus légers. 😉

      Aimé par 1 personne

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