La Roue du temps, T1 – Robert Jordan

L’Oeil du Monde – tome 1

Bragelonne

Robert Jordan (1948 -2007) fut un écrivain américain essentiellement connu pour sa saga La Roue du Temps. Toutefois, il n’écrivit pas uniquement cette dernière puisqu’il contribua au prestige du héros Conan avec pas moins de 8 romans. Une autre série est à inscrire à son actif, tout en demeurant inconnue sous nos contrées. Suite à sa mort prématurée, Brandon Sanderson, un de mes auteurs favoris, a repris le flambeau et achevé l’épopée de La Roue du Temps.

C’est d’ailleurs une des raisons qui me poussent à entreprendre, enfin, la lecture de ce morceau de bravoure (14 très gros tomes), associée à la diffusion de la série télévisée. Il convient de préciser les conditions de cette lecture, car elles influencent ma perception du roman, et de la série. En effet, j’ai décidé de me plonger dans cette saga, suite à l’annonce de la production de l’histoire en épisodes télévisuels. Or comme, je suis généralement déçue des productions suite à mes lectures des oeuvres adaptées à l’écran, j’ai inversé mon processus. Ainsi, après chaque épisode, ai-je lu les chapitres qui y sont relatifs sur les mois de novembre et décembre 2021. Bien m’en a pris car l’un et l’autre se sont enrichies de cette méthode.

Cet article a pour objectif de chroniquer le premier tome, ainsi que la saison 1 de la Roue du Temps. Il y aura une dernière partie comparative avec quelques révélations, qui sera à éviter si vous ne voulez pas vous gâcher les surprises ou les ressorts de l’histoire.

Univers et Historique de la Roue du Temps

Avant que cette aventure ne débute, fin des années 80, l’éditeur de Robert Jordan émet une exigence notable : l’écrivain doit s’inspirer du roman phare de Tolkien, le Seigneur des Anneaux. Aussi, ne faut-il pas vous étonner des similitudes initiales entre les deux oeuvres, puisqu’elles sont requises. Il faut préciser que le Monument de la fantasy ne vivait pas la renommée ni l’essor que nous connaissons depuis les années 2000 et la trilogie de Peter Jackson. La saga de Tolkien n’était pas obscure, loin s’en faut, mais ne jouissait pas -encore- de multiples resucées plus ou moins édulcorées, avouées, détournées,… Aussi, le filon les emprunts n’étaient-ils pas encore usités, lassants ou redondants.

Certes, Robert Jordan nous propose de suivre une bande de jeunes gens en proie à un monde prêt à les dévorer, face à une menace insoupçonnée jusqu’alors et dans une position des plus délicates. Ils sont pourchassés par une horde ennemie surnuméraire, plus puissante, déterminée et dirigée- de loin – par un Vilain d’anthologie. Leur tort ne concerne en rien une action passée, mais une potentialité. N’oublions pas le sage mage, en la personne de Moiraine, et le mutique guerrier, avec Lan, pas de Hobbit ni de Nain, mais d’autres figures marquantes comme le barde, Thom, la Sage-Dame Nyaneve et la belle Egwene.

Nous retrouvons également le manichéisme de ces oeuvres de high-fantasy, le combat du Bien contre le Mal. Toutefois, La Roue du Temps se démarque au-delà de ces constats. L’antagonisme des deux camps se noient dans des querelles internes, au point que le lecteur ne saura où positionner certains factions ou personnes (merci à la série TV qui apporte de l’ambiguïté, ici). Des luttes de pouvoir et des enjeux politiques internationaux viennent brouiller les cartes, ainsi que la clarté de la zone de « démarcation ». Le temps agit sur les comportements et les alliances, noyant les promesses d’un temps. Et notre méchant, tout en restant redoutable, se trouve bien charmeur par bien des côtés. Néanmoins, nous restons parfaitement conscients de l’épée de Damoclès qui leur pend au nez…

Dans ce premier tome, les éléments glanés sur l’Histoire demeurent chiches, nous en avons un tableau réalisé à gros traits, et au niveau temporalité, le flou est savamment entretenu.

Nous apprenons que la Roue se comporte de manière cyclique, agençant les fils du destin de tout un chacun, et sélectionnant parfois un individu ou un groupe d’individus pour construire un canevas particulier. Parmi les élus, le Dragon occupe une place unique en raison de son pouvoir qui l’est tout autant.

Or, les dragons précédents ont signé la ruine du monde, anéantissant les avancées réalisées, réduisant l’humanité à des sauvages vivant un nouvel âge de pierre. De petites concessions nous indiquent même que cette terre connut une période plus technique, la série, quant à elle, n’en fait pas mystère. Ces êtres ne naissent pas mauvais et voués à servir le Ténébreux (nous saluerons l’originalité du nom), à chacune de leur réitération, il s’agit davantage d’une malédiction. Les mages de La Roue du Temps, tout comme cette entité philosophique puisent leur puissance dans le Pouvoir Unique, composé lui-même d’essences miroirs, telles le Ying et le Yang, l’une est féminine, le Saïdar, l’autre masculine le Saidin.

Les femmes ont accès à la Source du pouvoir unique, ce sont les Aes Sedai, et leur nombre est très réduit. Les hommes ont quelques fois cette opportunité/possibilité, avec un prix à payer, leur santé mentale. A ce stade de nos connaissances, nous savons que la source a été souillée lors d’un affrontement contre le Ténébreux. Les circonstances exactes restent un mystère.

Toujours est-il que l’annonce de la venue du Dragon Réincarné n’est pas du goût des « sachants » de cet univers, les Aes Sedai. Moraine et son Champion Lan décident de le trouver…

Du potentiel et des longueurs

L’Aes Sedai et son champion se rendent au village de Deux-Rivières où cette dernière a repéré d’éventuels candidats au « titre » de Dragon Réincarné. Sur place, elle éprouve quelques difficultés à l’identifier définitivement, 3 jeunes hommes semblent se distinguer : Rand, Matt et Perrin.

Peu de temps, après son arrivée, le village est attaqué par une troupe de Trollocs (mi-homme mi-buffle enragé) dirigée par un Blafard (humanoïde blanc et sans visage). Le village survit grâce à Moiraine et à son champion, nous découvrons à ce moment qu’elle est une puissante magicienne.

De son côté Rand échappe de peu à la mort à sa ferme, et parvient à rejoindre le village avec son père entre la vie et la mort. L’Aes Sedai les « invite » à partir de Deux-Rivières en expliquant que ce sont eux les cibles de cette attaque. Egwene se joint à eux car elle rêve de découvrir le monde et a envie d’aventure. Elle sera servie et découvrira une aptitude certaine à la magie. Plus tard, la Sage-Dame, souhaitant ramener ces petits au village, les rejoindra, nous offrant de très bons passages tendus avec Moraine, dévoilant l’humanité de Lan et… chut!

Les voilà embarqués pour une longue aventure qui s’achèvera à l’Oeil du Monde, pour ce premier tome; en ayant découvert quelques contrées supplémentaires, du folklore lié aux pays traversés, quelques traditions, une partie de leur Histoires, une ébauche de la mythologie, le début du pourquoi les hommes deviennent fous, ect… Les rebondissements sont nombreux, entre séparations, captures, tortures, attaques, maladies, turpitudes, espoirs, batailles, amour et tensions. Tout un programme!

Néanmoins, le premier tome comporte plus de 800 pages, et quelques longueurs sont à signaler. Robert Jordan détaille les petits chagrins et pépins des jeunes gens, en conséquence, il y a quelques redondances dont nous nous passerions. De même, un (même deux) triangle amoureux s’établit rapidement, provoquant quelques jalousies et une lassitude de votre lutin. Vous savez Ô combien j’aime les romances…

La découverte de l’univers dérive ça et là en guide touristique, gonflant les pages du tome, sans être passionnant, surtout quand il s’agit de savoir si ce sera du lapin rôti au menu ou du choux farci… ou si Rand est de bonne ou mauvaise humeur. Réponse, la plupart du temps, il est chafouin, en sus d’être tête à claque.

Enfin, il y a de forts accents de fantasy Young Adult. Les cases cochées :

  • monde manichéen
  • jeunes héros
  • amourettes
  • intrigue simple à suivre
  • des enjeux clairement identifiés
  • balisage de l’histoire à droite, à gauche, au milieu.

Toutefois, je poursuivrai la lecture de cette aventure, pour plusieurs raisons.

La série TV a enrichi l’univers à plusieurs reprises, notamment en abordant les jeux de pouvoir et les luttes politiques qui ne sont qu’à peine effleurées dans le roman. Cette dimension corse l’aventure de difficultés supplémentaires, brouillant les intérêts des uns et des autres ainsi que leur positionnement. L’ambiguïté est de mise, et j’ai apprécié cette coloration plus nuancée. Les nuances ne sont pas totalement absentes du roman, simplement évoquées au détour d’une conversation, par une simple phrase, ou le récit d’une mésaventure. La série TV s’est ainsi invitée dans ma lecture me permettant de relever et de me souligner ses passages, car sachant qu’il y avait alors de nombreuses implications (qui seront introduites plus tard dans la saga).

La relation unique qui s’établit entre une Aes Sedai et son champion présente une aura et attractivité qui émoustille la curiosité. Il ne s’agit point d’un lien amoureux, encore que cela soit possible, mais d’un don de soi total et assumé l’un pour l’autre qui fait pâlir les plus belles relations. La symbiose des deux êtres, sans aboutir à une seule entité, reste empreinte de mystère; elle bénéficie aux deux et leur permet de partager des émotions et une synchronisation efficace au combat, le champion se chargeant de protéger l’Aes Sedai. Moiraine et Lan forment ainsi un duo mémorable.

Au-delà de cette seule relation, ce sont les autres interactions qui soulève les attentes, quelques soient leur nature. Les personnages sont un des points forts de La Roue du Temps.

Je n’ai pas évoqué une forme de Ying-Yang par hasard. Cette notion duale et complémentaire est présente rapidement dans le roman (bien moins dans la série qui joue la carte de l’inclusivité et gommant en conséquence cet aspect), j’avoue que cette magie féminine et masculine, à la fois différente et complémentaire, et nécessaire pour une harmonie me séduit énormément. J’attends de voir comment Jordan exploite cette philosophie dans les tomes suivant.

La série

La série est produite et proposée par Amazon. Lisant en parallèle le roman, je l’ai trouvée relativement fidèle au contenu original. Et je l’ai plutôt apprécié malgré quelques points qui m’ont chagrinée. C’est avec plaisir que je regarderai la saison 2.

La restitution de l’univers

Toute une première partie retranscrit les événements du roman jusqu’à leur arrivé à Shadar Logoth, la ville fantôme. Par la suite, il y a des divergences. Et surtout, j’ai le sentiment que la fin de la saison s’achève de manière précipitée, un voire deux épisodes supplémentaires auraient été bénéfiques à la série pour que nous nous attachions à l’ensemble des personnages tout en exposant ce monde différent, et enfin en soignant la fin de la saison (5minutes dans les Chemins!!!!).

La série se contredit sur un point important et contredit le roman. Dans un désir d’inclusivité (réussie et assumée sur bien d’autres points), les créateurs ont souhaité que le Dragon Réincarné puisse être aussi bien un homme qu’une femme. Aussi, la jeune Egwene les accompagne pour des raisons différentes du roman : au lieu de se joindre à l’équipe volontairement pour découvrir par la suite ses aptitudes à puiser dans le Pouvoir Unique, elle fait partie des candidats possibles à la réincarnation de l’être craint. Or, que ce soit dans le roman ou la série, le Dragon est un danger car sa nature masculine le rend perméable à la souillure du Saïdar, et donc à la folie et par conséquent à la manipulation du Ténébreux. D’ailleurs, nous noterons qu’elle est la seule à ne pas faire de cauchemars dans la série… C’est maladroit car le rappel se réitère tout en se contredisant. Certes, le détail reste léger, mais il m’a fait sortir de l’histoire.

Quant à ce qui concerne le monde lui-même, c’est assez maigre et si je préfère que tout soit fournit par petites touches d’informations, j’ai été plus soutenue par ma lecture du roman que par la série. Il manque un ou deux épisodes…

Pour la magie, la restitution a été plus performante, notamment grâce à l’inclusion des passages parmi les Aes Sedai.

Réalisation, montage, technique

Réalisation est correcte dans l’ensemble, avec des bas et des hauts. La scène d’ouverture n’est sans doute pas la plus réussie dans son genre, même si je comprends l’intention de la réalisatrice : monter que l’utilisation de la magie est réservée aux femmes et le pourquoi. Cependant, elle demeure maladroite et ne présente pas correctement le monde, elle tend même à induire le spectateur en erreur. Je l’ai été, je n’avais pas encore lu le roman. A contrario, dans le même épisode, les passages avec Matt en pleine bataille communiquent l’urgence, la tension et le suspens. Nous sommes avec lui, apeurés, essoufflés. Cette variation de qualité se démontre ensuite sur la fin de saison, nous offrant de bons épisodes entre temps.

Le montage est très inégal et nous savons combien il importe dans le produit fini. Il suffit de voir la scène de la bataille dans les montagnes en hiver pour se rendre compte que la technique ne doit pas être négligée. Ce passage est superbe, intense et émouvant. En comparaison, le fin de saison est « ratée », notamment devant Fal Dara…

Il y a des choix qui sont incompréhensibles et que j’évoque plus bas.

Les acteurs

Les acteurs sont impliqués et font un travail d’interprétation remarquable. Ce fut un point plus que positif lors de ce visionnage, même si je regrette qu’ils aient bénéficié de peu de temps individuellement (d’où mon regret que la saison ne dispose pas d’un ou deux épisodes supplémentaires). Évidemment, nous avons tous nos préférences liées à nos sensibilités.

Mon coeur se porte sur :

  • Moiraine (Rosamund Pike)
  • Thom (Alexandre Willaume)
  • Lan (Daniel Henney)
  • Nyaneve (Zoë Robins)
  • Loyal, l’Ogier (Hammed Animashaun)

Je rajoute Perrin car l’acteur, Marcus Rutherford, lui donne une dimension supplémentaire, plus émouvante, et j’avoue qu’il ressemble fort à mon neveu et filleul. Je l’ai tout simplement adoré.

L’acteur de Rand, Josha Stradowski, restitue à la perfection mon envie de le gifler ici et là : bravo!! Et que dire de Matt(Barney Harris), touchant et agaçant?

Dans l’ordre : Perrin, Rand, Thom, Lan, Matt, Nyaneve et Egwene.

J’ai bien moins accroché au personnage d’Egwene (Madelein Madden) que ce soit dans le roman ou son adaptation.

En revanche, un « méchant » que j’ai adoré qui crève l’écran : Abdul Salis dans son rôle de Frère Valda, un Fils de la Lumière.

Quelques divergences avec des révélations ( à passer si vous le souhaitez)

L’inaction de Perrin à la fin de la saison est presque incompréhensible et j’attends de voir l’issue car dans le roman, il accompagne les autres à l’Oeil du Monde. D’ailleurs son évolution est plus parlante dans le roman, plus directe dans son lien avec les loups. Ce sont Moiraine et Lan qui viennent les sauver dans le Camp des fils de la lumière, ce qui permet de comprendre les éléments de fin de saison et que c’est le Dragon qui utilise la magie et non Egwene pas encore formée et capable d’utiliser son don!!!

L’Homme Vert n’est évoqué à aucun moment alors qu’il joue un rôle clef dans l’issue de ce premier tome, et qu’il participe à la philosophie taoïste de cet univers. Même remarque avec les Ogiers dont Loyal, l’univers des Bâtisseurs est largement sous-exploité alors qu’ils participent autant à l’harmonie, l’histoire et l’équilibre de ce monde-là.

Lors de l’ultime bataille, des femmes sont alignées au pied de la forteresse de Dal Fara. Parmi elles, Egwene et Nyaneve. Toutes attendent des heures, là, alors que les troupes se font massacrées plus loin… vu leur puissance, pourquoi un tel gâchis tourne en boucle. Dans le roman, le groupe se rend à l’Oeil du monde ensemble et cette scène n’existe pas permettant de sauver d’une mort certaine la plupart des personnages qui se sont sacrifiés à la muraille. Eux, par exemple.

Enfin, le point d’orgue : Egwene ramène à la vie Nyaneve ?!!!!! N’importe quoi!

*********

Une lecture avec quelques longueurs et redondances, qui sont pardonnées en raison de personnages charismatiques, d’un univers riche et de promesses alléchantes.

Ce livre est pour vous si :
  • vous voulez entamer une grosse saga
  • vous souhaitez suivre les aventures d’un galerie de personnages attachants
  • vous aimez vous plonger dans des univers touffus

je vous le déconseille si

  • vous n’aimez pas les pavés, évidemment
  • vous voulez du rythme
  • même un soupçon de romance, c’est trop
Autres critiques :

Symphonie pour la série Symphonie pour le romanElhyandraTachanGeekosophe

vous signaler!

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La Roue du Temps de Robert Jordan

22 réflexions sur “La Roue du temps, T1 – Robert Jordan

  1. Je suis contente que tu aies survécu aux longues descriptions touristiques de l’auteur ainsi qu’à sa propension à nous faire sentir sur le canapé d’un psy lol
    Pour ma part, je suis fan de l’univers, donc j’ai tendance à lui pardonner toutes ses faiblesses mais je suis d’accord avec toi sur celles que tu pointes, du classicisme au côté Y.A, notamment dans les relations.
    J’aime que tu relèves les divergences de la série avec les romans, les ayant lus bien avant, je n’étais pas sûre pour toutes et tu en as ajoutés que je n’avais pas vues. Certaines m’ont cependant bien agacée. Je trouve aussi que la série a assez bien géré la présentation de l’univers en résumant certaines choses et présentant en avance d’autres.
    De mon côté, je poursuivrai la série avec grand plaisir en espérant qu’elle ne bifurque pas trop trop.

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  2. Personnellement je trouve au contraire que la série a beaucoup moins de nuances et du coup plus de manichéisme que le livre. Déjà j’ai été vraiment déçue du traitement des blancs manteaux qui sont tout de suite présentés comme des horreurs alors qu’ils sont bien plus « neutres » dans les livres. Il y a certains points intéressants et elle se laisse regarder, mais pour moi qui adore le worldbuilding complexe, je reste un peu sur ma faim.

    Je pense aussi (comme tu le dis) qu’il faut aussi remettre le livre dans son contexte. Si on compare à ce qui sortait à la même époque c’était justement son gros atout, d’être tout en nuances de gris et pas que noir et blanc.
    Alors certes il y a un « grand méchant » comme dans Tolkien, mais ceux qui le servent ne sont pas tous des monstres comme c’est prouvé à de nombreuses reprises dans les livres. De même certains du bons coté du combat contre le « mal » (comme les blancs manteaux justement dont le but est la traque des amis du ténébreux, les aes sedai dans leur ensemble ou les seancheans) ne sont pas des enfants de cœur.
    L’ayant lu dans les années 90 c’était vraiment ce point la qui m’avait fait dire « waou » et je me souviens avoir souvent utilisé la phrase « une fantasy moins manichéenne que les autres » à l’époque pour convaincre mes amis de lire la série.

    Le tome 1 est très intéressant à relire ensuite. Même pas très avancé dans la série. Parce qu’en fait il regorge de points de détails super importants pour la suite qu’on oublie lors de la première lecture parce qu’il y en a tellement et qu’ils n’ont pas encore les liens avec tout le reste pour les rendre attractifs. la première fois que je l’ai relu c’était après ma lecture du T6 (intégrale) et ça m’avait fortement marqué que j’ai pu oublier tant de points importants. J’arrêtais pas de me dire « haaaaaaa mais ils parlent déjà de ça??? j’avais vraiment pas vu à l’époque ». J’étais restée un peu sur le cul parce que je ne m’imaginais pas que le T1 soit si intéressant (je n’aime pas relire en général).

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  3. Très bonne et complète chronique! J’ai quasiment terminé la saison, je ne lirais pas les romans (14?! Ouch bcp trop…) mais avec ta lecture combinée au visionnage de la série, tu apportes une lumière intéressante sur cet univers 🙂 Merci! J’aime personnellement beaucoup Moirane, Lan et Nyaneve, avec en second plan Perrin et Mat. Et je suis d’accord, Frère Valda est effroyablement bon dans la série!

    Aimé par 1 personne

  4. Je t’avoue que je ne suis pas du tout attirée par le roman. Ce n’est plus du tout le genre que je souhaite lire aujourd’hui. En revanche, la série pourquoi pas. Je ne suis pas encore abonnée à Amazon Prime mais j’attends de voir ce que cela donne avec la série du Seigneur des Anneaux.

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  5. Cette saga fait partie de celles que j’hésite à lire, pas tant à cause de la taille (si c’est bon, ce n’est pas un problème), mais à cause de son éventuel manichéisme. Ta chronique tempère cette idée, alors peut-être qu’un jour je me lancerai !

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  6. J’avais décidé d’audiolire le premier tome en attendant d’avoir l’occasion de voir la série : je ne poursuivrai pas. Je trouve cela mal écrit, ennuyeux (mais qu’est-ce que c’est lent) et très convenu en matière de fantasy. Je pense que ce dernier point aurait pu passer s’il n’y avait pas eu les 2 autres 😅. Bref je me contenterai de la série.
    C’est une bonne idée ce que tu as fait de lire le livre en parallèle, ce doit être une expérience intéressante ^^

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  7. Ravie que tu aies aimé ta lecture, malheureusement ça a un peu vieilli, beaucoup de gens ne remettent pas dans le contexte comme tu dis, et c’est bien vrai pour les longueurs, mais l’univers et le worldbuilding sont tellement riches….
    Pour la série, je trouve vraiment qu’ils sont allés trop vite, il manque beaucoup d’informations, on va bien comment ils vont retranscrire tout ça. Un peu surprise par contre de Nynaeve, on a un peu l’impression qu’ils ont changé son caractère pour la rendre plus acceptable, c’est dommage.

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