Le Manuel de l’Investigateur – EDGE

Le  Manuel de l’Investigateur est un supplément du jeu de rôle de l’Appel de Cthulhu destiné aux joueurs, joueuses et Gardiens. Il approfondit les différents stades de création des personnages joueurs en soulignant l’aspect gestion de ce dernier. Il s’agit de la traduction de Investigator Handbook publié par Chaosium (7° édition).

Trois questions se posent quant à l’achat cet ouvrage, si vous incarnez un personnage, si vous êtes Gardien ou encore si vous possédez déjà une version antérieure. Nous tenterons d’y répondre.

Auparavant, arrêtons-nous sur le contenu.

Le Manuel de lnvestigateur s’ouvre sur introduction classique présentant ce qu’est le Jeu de Rôle (JDR), un exemple de partie et l’utilisation des dés.

L’Abomination de Dunwich de Lovecraft.

La nouvelle de l’auteur américain.

Création des investigateurs

Il s’agit tout simplement de la méthode de création des investigateurs à base de caractéristiques et de compétences. Les premières peuvent être décidées par des jets de dés, ou en distribuant 460 points. Les secondes sont déterminées à la fois par l’occupation ou profession de l’investigateur (approximativement la classe dans certains jeux) et leurs caractéristiques associées. Le fameux Harvey Walters, bien connu du milieu des cultistes, suivra les joueurs pas à pas en tant qu’exemple.

Le contenu de ce chapitre est semblable au chapitre équivalent du Manuel du Gardien, même s’il s’avère plus complet. En effet, l’option « bagage » (historique) permet d’affiner son personnage en le dotant de parcours spécialisés : guerre, police, crime, médecine, connaissance préalable du Mythe. Cette possibilité pertinente permet d’interpréter un homme ou une femme qui possède un vécu, possédant alors quelques avantages (ne pas s’évanouir à la vue d’un cadavre, par exemple) et des faiblesses pour les compenser (une manie, une blessure,ect…). Pour le joueur, cette hypothèse est synonyme de nuances et d’un plus large choix de comportements.

Occupations

C’est un très gros morceau, puisque pas moins de 92 occupations sont recensées dans le manuel. Chacune préconise une répartition de points dans des compétences suggérées et une fourchette de répartition quant au crédit du personnage pour sa crédibilité. Il est possible de s’en affranchir avec l’explication idoine dans le vécu de ce dernier. Enfin, le manuel propose une liste de contacts génériques en adéquation avec la profession.

Il est à noter que la plupart des occupations sont contemporaines des années 20, sans oublier cependant des professions bien plus récentes, parfaites si vous souhaitez explorer une facette plus moderne.

Compétences

Ce chapitre est consacré aux différentes compétences, précisant systématiquement :

  • une définition
  • le minimum attribué
  • le redoublement de test et ses conséquences en cas d’échec.

Cette partie est purement « technique », et l’essentiel des compétences découle du bon sens, même le redoublement de test. L’utilité demeure, à la fois pour le rappel, les compétences les moins usitées, et éclaircir d’éventuelles hésitations.

Organisations pour Investigateurs

Au fil des parties, l’implication des PJ dans l’aventure du jour devient de plus en plus ténue. La lettre de la cousine ou du meilleur ami posthume dégage un parfum de lassitude si ces ressorts sont exploités jusqu’à la corde. Souvent, la suspension d’incrédulité et l’envie de passer une soirée JDR permet de franchir ce pas pour se jeter dans une lutte contre les forces occultes. Néanmoins, l’implication en pâtit de partie en partie.

Le Manuel de l’Investigateur propose quelques solutions pour contourner cet écueil, les organisations pour Investigateurs. Il s’agit d’associations de bienfaiteurs, plus ou moins formelles, officielles, ou légales. Outre le nom de ces structures, l’ouvrage vous fournit un historique, le cadre d’intervention et quelques PNJ.

Voilà un chapitre qui devrait botter Gardiens et l’ensemble des joueurs.

Le Quotidien des Investigateurs

Quelques conseils sur la gestion de vos personnages et de l’aventure à vivre.

Les Années Folles aux États-Unis

Nous n’allons pas nous voiler la face, le jeu a été créé par un américain, aussi n’est-il pas surprenant de retrouver un chapitre centré sur les USA. Le jeu se déroulant initialement et majoritairement dans cette période, les années folles sont donc au programme.

Et, ce rappel est bien réalisé, car il brosse l’ambiance de la société – dans les grandes villes – dans les années 1920, avec cet appétit de vivre lié à la fin de la Première Guerre Mondiale, la Prohibition qui interdisait la vente et la consommation d’alcool, puis sont abordées les répercussions de la crise de 1929.

Outre le cadre historique, vous trouverez une abondante source de détails pratiques et aussi des personnages historiques de premier plan.

Conseils aux Joueurs

Le titre est évocateur. Si la plupart sont clairement destinées aux novices, les plus expérimentés trouveront de l’utilité à ce pense-bête

L’ouvrage se conclue sur des annexes (dates clefs sur un siècle, les transports, les prix, table des armes, une table de conversion des éditions précédentes, index et cartes).

Devez-vous l’acquérir ?

joueurs et joueuses

La question de l’investissement se pose effectivement, car le Gardien qui maîtrise la partie et la tablée seront prompts à guider, conseiller ou encore épauler un novice.

Si vous ne devez jouer que de loin en loin à l’Appel de Cthulhu, la dépense n’est pas forcément pertinente, à moins d’aimer les beaux livres (ce sera alors utile le moment de l’épisodique partie).

En revanche, si vous aimez jouer à ce jeu de rôle, la question ne se pose plus. Vous DEVEZ posséder le Manuel de l’Investigateur. En effet, une meilleure maîtrise de la création de vos PJ sera bénéfique pour votre interprétation, pour la gestion de l’aventure et surtout sur deux points qui me semblent cruciaux :

  • l’individualisation de ce même PJ et de votre appropriation de ce dernier, les parties deviendront bien plus intenses.
  • Soulager et épauler à votre tour votre Gardien qui a déjà en charge toute le reste de l’aventure.

De plus, le supplément regorge de conseils, d’options, de possibilités, de pistes pour vivre une aventure palpitante avec un PJ unique.

Enfin, l’ouvrage est beau, illustré parfaitement.

Gardiens

Vous possédez le Manuel du Gardien et celui-ci peut être envisagé comme un doublon, aussi l’acquisition ne vous semble-t-elle pas pertinente.

Évacuons de la question le syndrome de la collectionnite.

Pour jouer à l’Appel de Cthulhu, le seul Manuel du Gardien est suffisant, car il contient une version allégée du Manuel de l’Investigateur avec sa partie création des personnages, et toutes les règles, absentes ici. Vous ne serez pas perdu pour guider la tablée lors de cette étape car votre manuel est complet quant aux étapes à suivre et aux étapes à suivre.

Néanmoins, ce manuel est un supplément bienvenu pour les raisons suivantes :

  • le chapitre sur les années folles,
  • les occupations fournies et développées,
  • les organisations qui vous donneront de précieuses pistes pour l’implication des PJ (toujours une épine dans le pied, ce truc!)
  • et surtout, les options bagages qui individualisent les PJ, proposant non plus des PJ lambdas mais des personnages uniques. Effectivement, le nombre de parties que vous maîtrisez et la durée des scénarii choisis modulent l’importance de ce point

Enfin, si votre groupe est composé de personnes assidues et régulières, mettre à disposition le Manuel de L’Investigateur est également judicieux.

Pour ceux qui possède un version antérieure

Je possède la version V7 de Sans Détour. Cette version fait donc doublon avec la précédente. Toutefois, je ne regrette pas son achat. Certes, j’apprécie la sobriété et l’élégance de la version Sans Détour. De plus, ce manuel présente une esthétique adaptée à un jeu d’inspiration historique. A la lecture, le gardien s’imprègne de cette ambiance sérieuse, parfois grave et l’ensemble participe à la vraisemblance.

Toutefois, la maquette est légèrement tassée, et encourage une lecture par phase, car la fatigue oculaire est bien présente.

Concernant, le Manuel du L’investigateur de Edge, la maquette y est plus aérée et plus agréable à lire. Par conséquent trouver une information ne relève pas de la recherche d’une aiguille dans une botte de foin. Cela peut sembler un simple détail. Néanmoins, la consultation d’une règle ici, d’un détail là, la relecture d’un chapitre est monnaie courante lors de la préparation des parties et aussi lors de celles-ci.

Nous y retournons encore et encore. Je préfère me référer à la version Edge. D’autant que les illustrations sont magnifiques, certes véhiculant moins cette sensation de vraisemblance historique, mais restant adaptée à l’ambiance.

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Le Manuel de l’Investigateur

Les autres articles sur le JDR Appel de Cthulhu :

Le Manuel du Gardien

Les Accessoires du Gardien

Aux Portes des Ténèbres

Le Sens de L’escamoteur

7 réflexions sur “Le Manuel de l’Investigateur – EDGE

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