La ballade de Black Tom – Victor Lavalle

En forme de coup de pied au cul….

Le Bélial – Heure-Lumière

« I’ll take Cthulhu over you devils any day » – Black Tom

 

blacktomLa Ballade de Black Tom, court roman de Victor Lavalle fait partie de la courte liste des finalistes du prix Hugo et Nebula de 2016. Il est en outre lauréat du Shirley Jackson, du British Fantasy et du Horror Award. Une très belle carte de visite qui éveille l’intérêt tout en engendrant des attentes assez importantes.

Ce texte vient de paraître aux éditions du Bélial, dans la collection Heure-Lumière.

L’auteur avait un objectif précis en se basant sur la nouvelle Horror at Red Hook de Lovecraft (pamphlet raciste), qui visait à véhiculer un message éminemment anti-raciste tout en conservant les éléments et les personnages d’origine. Et l’essai est transformé en coup de maître.

Dans son contexte, La ballade de Black Tom est savoureux, avec ce personnage principal noir. Au-delà de sa couleur et du pied de nez assumé à l’œuvre de Lovecraft (notamment à The Red Hook), c’est la consistance de ce protagoniste, et l’agencement du récit qui permettent la réussite de ce pari.  La lecture à plusieurs niveaux enrichit les sensations et l’intérêt du texte. Une réussite majeure.

En bref, il ne faut certainement pas passer à côté de ce nouvel et brillant opus des éditions du Bélial, que pour ma part je compte relire en VF.

Voici ma chronique relative à la version originale, je vous propose également de consultez les superbes critiques des blogopotes :

ApophisOrionL’ours InculteLecture 42Blog-O-Livre Au pays des cave-trollsBoudicca

 

Les Perséides de Robert Charles Wilson

Toronto sous les feux de la rampe

Le Bélial

Recueil de nouvelles

« Divisé par l’infini a figuré cette année-là parmi les finalistes du prix Hugo, non, j’imagine, parce que c’est une nouvelle particulièrement originale ou réussie, mais parce que j’essayais si fort de pincer la corde fondamentale de la science-fiction qu’elle a fini par vibrer un instant. » – RC Wilson

« C’est l’histoire de deux géographies intriquées : celle des ruelles nocturnes de Toronto et celle de l’étrange librairie Finders, deux géographies qui ne sont pas ce qu’elles semblent être car non, décidément, la carte n’est pas le territoire… C’est l’histoire des abîmes vertigineux de l’espace et du temps et de ce qu’ils abritent, de l’étrange et de l’occulte, là, au coin de la rue, au détour d’un rayonnage de bibliothèque ou sur une case d’échiquier… C’est l’histoire de ce qui ne peut être vu et que l’on voit quand même, de ce qui ne peut être dit et qu’il nous faut dire, malgré tout… C’est l’histoire des Perseides, neuf récits se répondant les uns les autres pour tisser l’ébauche d’un paysage indicible, un livre à l’ombre des grands maîtres tutélaires de l’œuvre wilsonienne : Jorge Luis Borges, Howard Phillips Lovecraft et Clifford D. Simak en tête. Peut-être le livre le plus personnel de Robert Charles Wilson. »

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Zoulag II, La filière sibérienne de Stéphane Desienne

Un vent de fraîcheur souffle sur les zombies

Walrus

Précédemment, Zoulag s’était révélée être une agréable lecture avec un récit alliant peps et surprise. Nous repartons avec ce second texte de Stéphane Desienne sur les mêmes bases. Il s’agit toujours d’une histoire de zombies dans une veine pulp entièrement assumée.

Les morts-vivants sont rarement au programme du blog; or cette année, j’ai envie d’explorer d’autres nuances de l’imaginaire sans aller piocher dans la littérature bit-lit qui ne me séduit plus outre mesure (sans doute en ai-je trop lu). L’avantage de cette novella réside dans le choix initial de l’auteur : certes la pandémie zombie fit des ravages mais fut neutralisée tant bien que mal. Les victimes se chiffrent en milliard et les zombies encore animés sont parqués dans des zoulags situés en zone « fraîche ». La Finlande a été le lieu de la première aventure, cette fois la vaste Sibérie sert les desseins de Stéphane Desienne dans La filière sibérienne.

Prend-on les mêmes pour un nouveau tour ? Et bien, non, justement; changements de décor, de personnages et de structure sont au programme.

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Zoulag de Stéphane Desienne

Le syndrome finlandais

Opération zombie!

Walrus

J’ai récemment chroniqué Les Sempiternels d’Aude Réco de la maison d’édition Walrus. Cette dernière s’est vraisemblablement spécialisée – du moins en partie – dans les récits courts et punchies. J’ai été agréablement surprise par leur dernière parution pleine fun et de peps, aussi ai-je replongé pour deux tours avec Zoulag et Zoulag II de Stéphane Desienne.

Jusqu’à présent les histoires de zombies ne m’enchantaient guère, ayant lu trois ou quatre romans à la teneur identique. Il faut prendre en compte qu’il étais difficile de rivaliser avec Je suis une légende de Matheson ou encore L’éducation de Stony Mayhall de Gregory. Zoulag, la filière finlandaise n’a aucunement cette prétention et c’est en soi une bonne option. De plus, cette novella parvient à se démarquer de mes lectures antérieures : il ne s’agit pas de lutter contre une invasion zombie ou d’y survivre. En effet, les vivants ont gagné!!

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La ballade de Black Tom de Victor LaValle

En forme de coup de pied au cul….

« I’ll take Cthulhu over you devils any day. » – Black Tom

 

La Ballade de Black Tom, court roman de Victor Lavalle est sans doute inconnu dans notre Hexagone. Pourtant il a fait partie de la courte liste des finalistes du prix Hugo et Nebula de 2016. Il est en outre lauréat du Shirley Jackson, du British Fanatsy et du Horror Award. Une très belle carte de visite qui éveille l’intérêt tout en  engendrant des attentes assez importantes.

Il y a beaucoup à dire tant sur le roman lui-même et sa construction, que sur le fond et le contexte.

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Descendance de Graham Masterton

Avec un héritier de Dracula!

Bragelonne

Généralement, j’évite les livres, films ou séries qui touchent à l’horreur, car je suis un lutin sensible. Pourtant, la critique d’Apophis (une fois encore) m’a donné envie de tenter cette lecture qui renoue avec le vampire. Le vrai vampire, le velu, le couillu, le touffu pas la star toute en paillettes et brillants ou l’éphèbe ombrageux et sexy.

Malgré un récit prévisible et sans grande originalité, j’en ai dégusté la plus petite parcelle sanguinolente, attitude qui pourrait rivaliser avec le comte Drakhull…

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(I can’t get no) Mastication – J-L Bizien

(I can’t get no) Mastication de JL Bizien

Avec un tel titre et l’univers sombre décrit, je connais un blogueur qui accompagnerait sa critique d’un thème ou d’une chanson (peu ou) très connue. Les Rolling Stones ne renierait pas l’énergie dégagée par ce court roman, sauf que pour notre « héros » les événements ne sont pas le fruit de son imagination!
Le roman évoque un Paris actuel, peuplé d’êtres de la nuit peu recommandables. L’auteur brosse un univers hiérarchisé, brutal et noir où l’espoir mourut dès les premières phrases. L’ambiance n’est pas loin d’être glauque, et la narration renforce la noirceur qui imprègne le récit. Ce n’est pas non plus pesant, car le protagoniste principal possède cette dérision qui permet de prendre un peu de recul. Il y a de la baston et de la testostérone  agrémentées joyeusement de quelques carnages.

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Anno Dracula – Kim Newman

Anno Dracula de Kim Newman

Bragelonne
Je distingue toujours le roman du vampire des « Draculas« . Et depuis ma découverte du roman de Bram Stoker, je suis assez difficile dès qu’un auteur met en scène le célèbre vampire. Effectivement, je n’ai pas les mêmes critères, ni les mêmes attentes quand il s’agit d’un roman dont le thème sont les vampires que quand il s’agit de Dracula. Il y a tout de même une constante, je veux du vampire et du vrai, de celui qui conserve non seulement une part d’obscure fascination  mais également une bonne capacité d’effroi.

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