Tempête solaire – Baxter & Clarke

Plongée au cœur du Soleil

L’Odyssée du temps, tome 2

Bragelonne

Ce tome fait suite à L’œil du temps du duo d’écrivain de Hard-SF Baxter & Clarke, portant davantage la marque du premier que du second, contrairement au volume d’ouverture.

L’Odyssée du Temps porte un titre qui évoque sciemment, une œuvre phare d’un des maîtres de la SF (hard-SF). Si le lien lors de ma première lecture entre les deux me paraissait évident, ici, ce n’est pas le cas, n’ayant pas lu la suite de 2001, L’Odyssée de l’espace.

« Des scientifiques découvrent une anomalie au cœur du soleil. Elle est la preuve d une intervention extraterrestre. Et voilà qu’une tempête solaire qui exterminera toute vie sur terre au milieu d’un déluge de radiations mortelles est annoncée. La construction d’un bouclier orbital gigantesque entre la Terre et le Soleil est décidée, mais, à l’approche de l apocalypse, la coopération entre les peuples de la Terre n est pas facile.« 

Tempête solaire commence aussitôt après L’œil du temps, avec le retour de Bisesa au Londres de son temps, soit en 2037.

 

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The collapsing Empire – John Scalzi

L’un tient une petit forme, l’autre la pète!!

The Interdependacy, tome 1

Lecture VO

The Collapsing Empire est le premier tome d’une trilogie de science-fiction – plus exactement de space-opera – intitulée The Interdependancy. Fidèle à ses habitudes, John Scalzi nous délivre un roman pétillant, se lisant avec grand plaisir, et au timing soigné. Le nombre de pages très raisonnable permet une approche bien rythmée qui ne s’encombre pas de fioritures.

Le Flux (the Flow) est éternel comme l’Univers. Le Flux, comme l’Univers est sujet à l’entropie; d’une stabilité apparente à l’échelle d’une vie humaine, mais dans une mouvance constante dans le référentiel cosmique. Ce Flux permet des voyages plus rapides que la lumière entre les différentes planètes et stations spatiales de l’Empire.

Mais voilà, un scientifique, ami de l’Emperox, a découvert que le Flux est en passe de s’effondrer, du moins les voies cartographiées par l’espèce humaine… Il en a informé son souverain qui le charge de confirmer l’imminence d’une crise, depuis l’autre bout de l’Empire, à The End, la dernière planète et colonie en date.

L’Empereur meurt et sa jeune fille se retrouve avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête.

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Métro 2033 de Dmitri Glukhovsky

En Rouge et Noir.

L’Atalante

« 2014. Une guerre nucléaire a ravagé la Terre. 2033. Quelques dizaines de milliers de Moscovites survivent tant bien que mal dans le métro. Ils sont organisés en microsociétés qui habitent une ou plusieurs stations de métro, se dotent de diverses formes de gouvernement et de croyances. Les tunnels sont laissés aux parias, aux rats et à tout ce qui rode dans les ténèbres. Artyom est l’un de ces survivants. »

Voilà un résumé éditeur alléchant et qui informe parfaitement le lecteur sur le contexte du récit ainsi que l’ambiance a en attendre. Je le trouve parfaitement réussi – pour une fois – au même titre que le roman lui-même, Métro 2033. Lire la suite

La 5° Saison de N.K. Jemisin

Un monde entre implosion et explosion.

Premier tome de la Terre Fracturée

Auréolé de deux prix Hugo pour les premier et deuxième tomes de La Terre Fracturée, La 5° Saison de N.K. Jemisin éveille la curiosité.  Le pitch présenté par l’éditeur au sujet de ce roman de fantasy d’un genre inhabituel chatouille d’autant plus les synapses que ma lecture Des Cent Mille Royaumes, lu récemment, m’avait déjà convaincue du talent de la dame.

J’espérais donc avoir les neurones aussi enchantés que lors de ce précédent…

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Le paradoxe de Fermi de Jean-Pierre Boudine

Où sont-ils ?

 

« Pluralitas non est ponenda sine necessitate »

« Les multiples ne doivent pas être utilisés sans nécessité » – Rasoir d’Ockham

« Toutes choses étant égales par ailleurs, la solution la plus simple est généralement une ânerie » – Dan Simmons

Le paradoxe de Fermi concerne le débat sur l’existence d’une entité extraterrestre. Il a été posé en 1950 par le savant italien Enrico Fermi lors d’une conversation dans une cafétéria. Cette question dépasse largement le cadre scientifique, de la science-fiction, de la philosophie et de la religion. C’est un dilemme proprement fascinant à mes yeux, et si en soi il démontre un fort penchant pour l’anthropocentrisme (et de nombreux détracteurs pointent aussi que ce paradoxe est infondé), comment ne pas tenter de répondre à cette énigme cosmique ?

Il peut se résumer par cette phrase :

« S’il y avait des civilisations extraterrestres, leurs représentants devraient être déjà chez nous. Où sont-ils donc ?« 

Les hypothèses pour lever le paradoxe sont de trois ordres (ils sont là – ils existent mais n’ont pas encore pris contact – nous sommes seuls). Avec ce roman, Jean-Pierre Boudine tente de donner sa vision (déprimante) du pourquoi nous sommes seuls dans l’univers.

Sa réponse tient en sa simplicité : une certaine forme d’entropie.

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