Métro 2033 de Dmitri Glukhovsky

En Rouge et Noir.

L’Atalante

« 2014. Une guerre nucléaire a ravagé la Terre. 2033. Quelques dizaines de milliers de Moscovites survivent tant bien que mal dans le métro. Ils sont organisés en microsociétés qui habitent une ou plusieurs stations de métro, se dotent de diverses formes de gouvernement et de croyances. Les tunnels sont laissés aux parias, aux rats et à tout ce qui rode dans les ténèbres. Artyom est l’un de ces survivants. »

Voilà un résumé éditeur alléchant et qui informe parfaitement le lecteur sur le contexte du récit ainsi que l’ambiance a en attendre. Je le trouve parfaitement réussi – pour une fois – au même titre que le roman lui-même, Métro 2033. Lire la suite

La 5° Saison de N.K. Jemisin

Un monde entre implosion et explosion.

Premier tome de la Terre Fracturée

Auréolé de deux prix Hugo pour les premier et deuxième tomes de La Terre Fracturée, La 5° Saison de N.K. Jemisin éveille la curiosité.  Le pitch présenté par l’éditeur au sujet de ce roman de fantasy d’un genre inhabituel chatouille d’autant plus les synapses que ma lecture Des Cent Mille Royaumes, lu récemment, m’avait déjà convaincue du talent de la dame.

J’espérais donc avoir les neurones aussi enchantés que lors de ce précédent…

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Le paradoxe de Fermi de Jean-Pierre Boudine

Où sont-ils ?

 

« Pluralitas non est ponenda sine necessitate »

« Les multiples ne doivent pas être utilisés sans nécessité » – Rasoir d’Ockham

« Toutes choses étant égales par ailleurs, la solution la plus simple est généralement une ânerie » – Dan Simmons

Le paradoxe de Fermi concerne le débat sur l’existence d’une entité extraterrestre. Il a été posé en 1950 par le savant italien Enrico Fermi lors d’une conversation dans une cafétéria. Cette question dépasse largement le cadre scientifique, de la science-fiction, de la philosophie et de la religion. C’est un dilemme proprement fascinant à mes yeux, et si en soi il démontre un fort penchant pour l’anthropocentrisme (et de nombreux détracteurs pointent aussi que ce paradoxe est infondé), comment ne pas tenter de répondre à cette énigme cosmique ?

Il peut se résumer par cette phrase :

« S’il y avait des civilisations extraterrestres, leurs représentants devraient être déjà chez nous. Où sont-ils donc ?« 

Les hypothèses pour lever le paradoxe sont de trois ordres (ils sont là – ils existent mais n’ont pas encore pris contact – nous sommes seuls). Avec ce roman, Jean-Pierre Boudine tente de donner sa vision (déprimante) du pourquoi nous sommes seuls dans l’univers.

Sa réponse tient en sa simplicité : une certaine forme d’entropie.

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