La conspiration des Colombes – Yann-Cédric Agbodan-Aolio

Cartes, boussoles requises, sans oublier le flingue!

 

« Avril 2001, le radiotélescope d’Arecibo à Porto Rico capture le premier signal radio d’origine extraterrestre, bouleversant les fondements de la société.

Novembre 1940, Wulfran Lefaye, le nouveau propriétaire de l’Oniromicon disparait mystérieusement sans laisser de trace.

Août 2010, sa petite-fille, le docteur Agnès Lioubov, brillante généticienne de son état, est engagée par Hexagon Industrie, une étrange compagnie philanthropique œuvrant depuis une île inconnue, perdue au milieu de l’Atlantique.

La même année, Pélagie Dekker est ajoutée à la longue liste des enlevés par les Maîtres-des-Sortilèges, un groupuscule aux revendications obscures, recherché activement pour terrorisme et crime organisé par Interpol.« 

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Pandore Abusée de Peter Hamilton

NE PAS OUVRIR LA BOITE!… Too late

L’étoile de Pandore, tome 1

Bragelonne

Avec cette tétralogie Pandore, Peter Hamilton a choisi le gigantisme pour poser le cadre d’une aventure tout aussi impressionnante. Il n’y a pas d’intention de révolutionner le genre SF, d’explorer des courants novateurs ou de spéculer sur des idées philosophiques d’avant-garde, uniquement l’ambition de nous faire vire des moments intenses et les frissons d’une aventure spatiale XXXL, sans que le fond ne soit délaissé pour autant.

Et, c’est plutôt très réussi, que ce soit pour Maned Wolf ou pour le lutin que je suis, lors de cette chouette lecture commune.

Pandore Abusée est le premier tome (Pandore Menacée est effectivement le deuxième tome), dont le fil rouge, simple en soi regorge, de coudes et de détours ainsi que de quelques trames secondaires qui font de cet univers un ensemble riche, cohérent et complet.

Tout commence lorsque l’astronome Dudley Bose depuis le fin fond de sa planète observe la disparition d’une étoile à mille années-lumières de là. Cet événement est sensationnel lorsqu’il est naturel, mais cerise sur le gâteau, il ne s’agit pas d’une extinction naturelle et brutale. L’étoile a été entourée artificiellement par une sphère Dyson.

Quelle prouesse ! Le mystère est tel, que les instances du Commonwealth décident d’organiser une expédition…

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Station : La chute d’Al Robertson

Ce Fist est frappant.. et un peu flippant!

Denoël/ Lunes d’encre

 

Station est un roman que j’attendais avec une impatience certaine tant les échos outre-atlantique étaient bons. Il s’agit d’un premier roman – encore un – de SF qui allie fond, action et « forme ».

« Après sept ans de Guerre Logicielle entre les intelligences artificielles rebelles de la Totalité et l’humanité – dirigée par les dieux du Panthéon, des consortiums qui se manifestent très rarement à leurs adorateurs –, la Terre n’est plus qu’un gigantesque champ de ruines. La plupart des humains ayant échappé au conflit vivent à bord de Station, un immense complexe spatial.
Jack Forster a combattu les IA de la Totalité pour le compte du Panthéon, secondé par Hugo Fist, une marionnette virtuelle, un logiciel de combat ultra-sophistiqué installé en lui. Considéré comme un traître parce qu’il s’est rendu à la Totalité, Jack revient des confins du système solaire pour laver son honneur et trouver sur Station les réponses aux questions qui le taraudent depuis sept ans.
Mais le temps presse : le contrat de licence de Fist arrive bientôt à échéance ; au-delà, c’est la marionnette qui prendra le contrôle, effaçant irrémédiablement l’esprit de Jack, le condamnant au néant.« 

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L’homme des jeux de Ian M. Banks

Attention à la dépendance!

Ça y est! Je me suis lancée dans le fameux cycle de La Culture de Ian M. Banks! Sa réputation m’intimidait franchement tant il place les standards des civilisations galactiques à des hauteurs vertigineuses.

Apophis m’a conseillée de commencer ma lecture avec L’Homme des jeux, une porte d’entrée toute indiquée. Que dire ?

Ce premier contact a été magique même si l’histoire en soi n’est pas exceptionnelle.

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Bifrost 88 : Greg Egan

Le vertige de la science

« Mon but initial était d’écrire un conte anti-faustien sur la technologie, notamment à cause de ce cliché répandu qui m’agace : les humains seraient si bourrés de défauts et la technologie serait si corruptrice que cela nous mènerait à la ruine. »  Greg Egan au sujet d’Oracle.

Je n’ai pas de grandes affinités avec les textes de Greg Egan, conclusion tirée des lectures de ses recueils de nouvelles publiées au Bélial, et ayant lu et chroniqué Céres et Vesta. Autant je reconnais l’immense qualité de ces récits du point de vue sciences et techniques autant mon petit cœur s’assèche devant l’aridité émotionnelle de ceux-ci. Cependant cette phrase me touche beaucoup, changeant sensiblement ma vision de l’auteur et de sa prose. Je partage le même agacement que lui concernant la littérature qui se complait dans ce pessimisme bon ton (et consensuel).

Voici donc un dossier, s’il est vrai que beaucoup d’informations sont disponibles sur le net,  a réussi à me faire changer d’opinion au sujet d’un auteur.

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