A la recherche de Spock de Vonda McIntyre

Star Trek III – fureurs et émotions

 

« Longue vie et prospérité » – Spock

Cela fait une éternité que je ne vous ai pas offert une petite critique d’un roman de la franchise Star Trek. Je suis certaine que cette immersion dans l’univers trekkie vous manque et que vous attendiez avec une impatience non dissimulée une de mes fameuses interventions sur le sujet. 🙂

Je vous sais passionnés au nombre de vues (allez, je mets la chose au pluriel) et de commentaires! 😉 . Mais après tout, ce blog est justement destiné à aborder les sujets SFFF qui me font rêver, réfléchir, pleurer ou encore rire. Star Trek est de ceux-là.

A la recherche de Spock, le troisième volet de la saga portée à l’écran débute peu de temps après La Colère de Khan. La novélisation en roman par Vonda McIntyre suit exactement le même canevas.

L’équipage de l’Enterprise est parvenu à se défaire du redoutable Khan pour la seconde fois. Le bâtiment est sur le point de rendre l’âme alors que son cœur d’anti-matière menace d’imploser sans intervention manuelle directe. Spock se sacrifie lors d’une scène émouvante et mémorable.

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La 5° Saison de N.K. Jemisin

Un monde entre implosion et explosion.

Premier tome de la Terre Fracturée

Auréolé de deux prix Hugo pour les premier et deuxième tomes de La Terre Fracturée, La 5° Saison de N.K. Jemisin éveille la curiosité.  Le pitch présenté par l’éditeur au sujet de ce roman de fantasy d’un genre inhabituel chatouille d’autant plus les synapses que ma lecture Des Cent Mille Royaumes, lu récemment, m’avait déjà convaincue du talent de la dame.

J’espérais donc avoir les neurones aussi enchantés que lors de ce précédent…

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La Grande Porte de Frederik Pohl

La galaxie à travers le trou de la serrure

Prix Hugo 1978 & Prix Locus 1978 & Prix Nebula 1977

 

Grand classique de la SF, La Grande Porte a été publié en 1977 et a réussi le Grand Chelem au niveau des récompenses les plus prestigieuses de la littérature de l’imaginaire : Prix Hugo, Locus et Nébula. Rien que cela. Cette triplette aiguise l’appétit et la curiosité, et le pitch parachève son œuvre tentatrice :

« Robinette Broadhead, n’a pas eu de chance dans la vie, depuis que ses parents lui ont choisi un prénom. Jusqu’au jour où il a pu enfin payer le prix de son passage vers la Grande Porte. La Grande Porte : un astéroïde artificiel construit par la civilisation supérieure des Heechees, dans le voisinage de Vénus. Les Heechees ont disparu depuis des siècles, mais ils ont abandonné à la Grande Porte des centaines d’astronefs programmés pour se rendre en divers points de l’univers.
La Grande Porte, c’est le seuil de mondes inconnus : la possibilité de gagner des fortunes pour les hardis pionniers qui n’ont pas peur de s’embarquer à bord d’un vaisseau étranger dont ils ignorent la destination. Robinette a été l’un de ces aventuriers. Il est devenu riche.
Alors pourquoi éprouve-t-il le besoin, semaine après semaine, d’aller se confier à l’ordinateur-psychanalyste Sigfrid Von Shrink, qu’il déteste ?« 

Certes, le roman a pris une ou deux rides, et nos neurones ne seront pas scotchés de stupeur devant les thématiques abordées, familières des lecteurs désormais. Mais, il faut replacer La Grande Porte de Pohl dans le contexte afin d’apprécier ce roman de pure SF.

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L’œil du temps – Clarke & Baxter

L’odyssée du temps, tome 1

Bragelonne

Le titre de cette trilogie de science-fiction fait immanquablement penser à L’Odyssée de l’espace, un monument de la SF. Et pour cause, l’auteur principal, associé pour la circonstance à Stephen Baxter, n’est autre que le fameux écrivain Arthur C. Clarke. Aussi, nous verrons que ces choix ne sont pas anodins.

L’oeil du temps prend des chemins déjà balisés par son illustre prédécesseur 2001, puisque nous prenons pied dans cette aventure avec deux australopithèques alors que le premier volet de l’odyssée de l’espace met en scène des hommes singes. Cependant ce n’est pas un monolithe que découvre la plus âgées mais une sphère réfléchissante.

Cette entrée en matière n’est pas la seule référence à l’œuvre de AC Clarke, de nombreuses autres vont d’ailleurs émailler ce texte, pas dans une optique d’hommage, car l’ambition est autre….

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