Les lions d’Al-Rassan de Guy Gavriel Kay

Le chant du cygne des lions d’Al-Rassan

L’Atalante

Les Lions d’Al-Rassan se rattache presque à un pur roman historique. Presque. Une des caractéristiques signatures de Guy Gavriel Kay consiste à s’inspirer fortement d’un pays et d’une période de l’Histoire réelle et de la propulser dans un monde légèrement retouché.

Les Chevaux Célestes et Le Fleuve Céleste  proposent une immersion de toute beauté dans une Kitaï enivrante, réplique de la Chine des XIII° et XVI° siècle, alors qu’avec le présent roman, l’Espagne de la Reconquista est à l’honneur. Une autre caractéristique fondamentale de l’auteur canadien réside dans le soin apporté à cette retranscription historique et dans son travail de documentation en amont pour créer tout monde et une culture proches de la référence choisie.

Ainsi, les romans de Guy Gavriel Kay possèdent une saveur particulière si ce n’est unique, proche de récits historiques sans en être totalement. L’auteur respecte trop les acteurs des épopées célèbres pour les détourner et les faire vivre sous sa plume. Cette réserve nous offre ainsi des fantasy historiques palpitantes et envoûtantes à l’image des Lions d’Al-Rassan.

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Djinn – JL Fetjaine

…. et autres créatures fantastiques.

 

« 1130, Princée d’Antioche – au nord de l’actuelle Syrie.
Fille du roi Baudouin de Jérusalem, la princesse Alix d’Antioche s’apprête à accoucher en secret de son enfant illégitime, fruit de ses amours avec le connétable Renaud Mazoir. Personne ne doit apprendre cette naissance : sa mère a décidé que l’enfant ne survivrait pas.
Mais son père, prévenu par ses informateurs, arrive à temps pour le sauver. L’accoucheuse, elle, est sacrifiée, non sans avoir jeté sur Alix une malédiction : l’esprit malin d’un Djinn s’attache désormais à ses pas. »

Jean-Louis Fetjaine retrace les événements au Proche-Orient à compter de 1130. Les francs s’y sont établis avec peine, et tiennent plusieurs principautés dont Antioche. Les faits tout autant que les personnages sont véridiques, à une nuance près… les djinns et quelques autres créatures fantastiques… N’est-ce pas alléchant comme prémices ?

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Mes vrais enfants – Jo Walton

Mes vrais enfants – Jo Walton

Denoël – Lunes d’encre

Prix

Que dire de Mes vrais enfants qui n’ait déjà été écrit ? Chaque chronique, critique ou avis encense ce roman à tel point que j’en ai ouvert les premières pages avec anxiété. La proposition s’inversait quelque peu : serais-je à la hauteur du chef d’œuvre déclaré ?

Ce n’est pas ma première rencontre avec Jo Walton, nous nous sommes croisées à travers les pages non pas de Morwena, mais lors de son uchronie précédente Le Cercle Farthing. Je n’avais pas été conquise à ce moment là, malgré d’excellents retours, mais la plume de l’auteur et sa subtile uchronie m’avaient séduite, me laissant du coup un petit goût de reviens-y.

C’est chose faite avec Mes vrais enfants,  et je me trouve une fois encore, avec  la même sensation assez mitigée.

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Les Chevaux Célestes – Guy Gavriel Kay

Les Chevaux Célestes de Guy Gavriel Kay

L’Atalante

« Le monde vous offre parfois du poison dans une coupe incrustée de pierreries, ou alors des présents stupéfiants. Il n’est pas toujours facile de distinguer les deux. » – GG Kay

 

Ce sont les phrases clés de ce roman. Et pour cause, Shen Tai se voit offrir 250 Chevaux Célestes. Ils sont mythiques, convoités et idolâtrés. 250 est un chiffre exorbitant, l’Empire Kitai dans son ensemble n’en possède pas l’équivalent. Il y a de quoi bousculer l’équilibre des pouvoirs au sein de ce pays millénaire, de quoi composer des poèmes immortels. Telle est la nature de ce présent… en apparence.

« Il n’est pas toujours facile de distinguer les deux. »

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Le dernier dimanche de M. le Chancelier Hitler – JP Andrevon

Le dernier dimanche de M. le Chancelier Hitler de JP Andrevon

Après la lune

Pour ce dimanche, plein feu sur de l’uchronie! De nombreuses périodes se prêtent à cet exercice littéraire, cependant, restons dans le registre du mois : le III° Reich. Cette thématique m’est « inspirée » par la série Le Maître du Haut Château que je regarde, ainsi que par Le Club Unranium de Stéphane Przybylski en cours de lecture.

Je vous propose un seul JP Andrevon pour deux titres :

  • Le dernier dimanche de M le Chancelier Hitler
  • L’anniversaire du Reich de Mille Ans

Deux œuvres fortes de l’auteur français, aussi connu pour un roman  : Le travail du furet.

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L’homme qui mit fin à l’histoire – Ken Liu

L’homme qui mit fin à l’histoire de Ken Liu

Le Bélial, Heure-lumière

Le lecteur amateur de SF aura sans doute entendu parler de la sortie de ce livre, L’homme qui mit fin à l’Histoire, et de l’auteur sino-américain, Ken Liu. Quelques critiques plutôt très positives, voire enthousiastes, sont déjà sur le réseau. Il faut dire que ce petit joyau se lit d’une traite avec ses 106 pages.

Mon conseil  se limiterait à ceci : lisez-le! Ne consultez pas les chroniques, avis ou critiques (nonobstant la position de certains auteurs). Faites-vous votre propre idée, découvrez cette pépite vierge de toute idée ou de toute attente, la récompense n’en sera que plus jouissive.

Si vous souhaitez poursuivre, j’éviterais tout spoiler et axerais ma chronique sur la forme et ensuite le fond. Une sorte de compte à rebours pour vous décider à poursuivre cette lecture – Ou pas.

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Les dragons de sa Majesté - Naomi Novik

Téméraire, les dragons de sa Majesté – Naomie Novik

Les dragons de sa Majesté de Naomi Novik

Téméraire, tome 1

 C’est à la lecture de la critique d’Apophis sur ce même roman, que j’ai appris ce qu’était la Flintlock. Pour faire court, c’est de la fantasy de canons et mousquets. J’ai également appris à cette occasion que je lisais de la flintlock sans le savoir…

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Jo Walton

Le Cercle de Farthing – Jo Walton

Le cercle de Farthing de Jo Walton

Trilogie : Le subtil changement

Denoël – Lunes d’encre

Farthing est une pièce de monnaie britannique. Farthing est également le nom d’un cercle politique très influent du même Empire britannique. Un rouge-gorge est l’emblème de ce groupe d’aristocrates. Rouge comme la poitrine de Sir James retrouvé mort, une étoile jaune plantée  dans la poitrine avec son propre poignard, en 1949.

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