La ballade de Black Tom – Victor Lavalle

En forme de coup de pied au cul….

Le Bélial – Heure-Lumière

« I’ll take Cthulhu over you devils any day » – Black Tom

 

blacktomLa Ballade de Black Tom, court roman de Victor Lavalle fait partie de la courte liste des finalistes du prix Hugo et Nebula de 2016. Il est en outre lauréat du Shirley Jackson, du British Fantasy et du Horror Award. Une très belle carte de visite qui éveille l’intérêt tout en engendrant des attentes assez importantes.

Ce texte vient de paraître aux éditions du Bélial, dans la collection Heure-Lumière.

L’auteur avait un objectif précis en se basant sur la nouvelle Horror at Red Hook de Lovecraft (pamphlet raciste), qui visait à véhiculer un message éminemment anti-raciste tout en conservant les éléments et les personnages d’origine. Et l’essai est transformé en coup de maître.

Dans son contexte, La ballade de Black Tom est savoureux, avec ce personnage principal noir. Au-delà de sa couleur et du pied de nez assumé à l’œuvre de Lovecraft (notamment à The Red Hook), c’est la consistance de ce protagoniste, et l’agencement du récit qui permettent la réussite de ce pari.  La lecture à plusieurs niveaux enrichit les sensations et l’intérêt du texte. Une réussite majeure.

En bref, il ne faut certainement pas passer à côté de ce nouvel et brillant opus des éditions du Bélial, que pour ma part je compte relire en VF.

Voici ma chronique relative à la version originale, je vous propose également de consultez les superbes critiques des blogopotes :

ApophisOrionL’ours InculteLecture 42Blog-O-Livre Au pays des cave-trollsBoudicca

 

Le Sultan des nuages – Geoffrey Landis

C’est la ouate!

Le Bélial

Prix Theodore-Sturgeon 2011

« Le futur… L’humanité a colonisé le système solaire au bénéfice de consortiums privés omnipotents régnant sur les transports spatiaux. Et ce jusqu’à la plus infernale des planètes, Vénus, dans l’atmosphère létale de laquelle flottent en chapelets de stupéfiantes cités volantes, véritables miracles de technologie high tech. Plus de la moitié d’entre elles, un millier environ, sont sous la coupe d’un seul et même homme, Carlos Fernando Nordwald-Gruenbaum, le sultan des nuages. Un homme… ou plutôt un enfant de douze ans qui ne pourra entrer dans la pleine possession de son héritage qu’une fois marié, et dont le pouvoir attire toutes les convoitises… Pour David Tinkerman et le Dr Leah Hamakawa, membres d’une délégation martienne récemment arrivée, les forces souterraines à l’oeuvre dans l’entourage du jeune satrape vont vite s’avérer plus mortelles que Vénus elle-même… « 

Je vais éviter de vous faire le jeu du ciseaux, pierre cailloux. J’opterai pour la version pierre,œuf, roman. 😉

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Les Perséides de Robert Charles Wilson

Toronto sous les feux de la rampe

Le Bélial

Recueil de nouvelles

« Divisé par l’infini a figuré cette année-là parmi les finalistes du prix Hugo, non, j’imagine, parce que c’est une nouvelle particulièrement originale ou réussie, mais parce que j’essayais si fort de pincer la corde fondamentale de la science-fiction qu’elle a fini par vibrer un instant. » – RC Wilson

« C’est l’histoire de deux géographies intriquées : celle des ruelles nocturnes de Toronto et celle de l’étrange librairie Finders, deux géographies qui ne sont pas ce qu’elles semblent être car non, décidément, la carte n’est pas le territoire… C’est l’histoire des abîmes vertigineux de l’espace et du temps et de ce qu’ils abritent, de l’étrange et de l’occulte, là, au coin de la rue, au détour d’un rayonnage de bibliothèque ou sur une case d’échiquier… C’est l’histoire de ce qui ne peut être vu et que l’on voit quand même, de ce qui ne peut être dit et qu’il nous faut dire, malgré tout… C’est l’histoire des Perseides, neuf récits se répondant les uns les autres pour tisser l’ébauche d’un paysage indicible, un livre à l’ombre des grands maîtres tutélaires de l’œuvre wilsonienne : Jorge Luis Borges, Howard Phillips Lovecraft et Clifford D. Simak en tête. Peut-être le livre le plus personnel de Robert Charles Wilson. »

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Les 24 vues du Mont Fuji par Hokusai – Roger Zelazny

Périple onirique au pays du Soleil Levant

Le Bélial

« Son époux est mort. Ou disons qu’en tout cas, il n’est plus en vie… Pour Mari, le temps du deuil est venu. Un double deuil… Armée d’un livre, Les Vues du mont Fuji, par Hokusai, elle se met dans les traces du célèbre peintre japonais afin de retrouver vingt-quatre des emplacements depuis lesquels l’artiste a représenté le volcan emblématique — autant de tableaux reproduits dans l’ouvrage. Un pèlerinage immersif, contemplatif, au cœur des ressorts symboliques de cette culture si particulière, un retour sur soi et son passé. Car il lui faut comprendre… et se préparer. Comprendre comment tout cela est arrivé. Se préparer à l’ultime confrontation. Car si son époux n’est plus en vie, il n’en est pourtant pas moins présent… Là. Quelque part. Dans un ailleurs digital. Omnipotent. Infrangible. Divin, pour ainsi dire…« 

Le résumé éditeur est assez éloquent quant au contenu de ce roman, finaliste du Nebula et lauréat du prix Hugo 1986 de la novella. Malgré la réputation de l’auteur et le  palmarès de ce titre, il n’avait jamais été traduit ni publié en France. Cet oubli momentané  pourrait s’expliquer par un accès assez particulier…

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Cérès et Vesta de Greg Egan

Les surfeurs d’argent

Le Bélial

« Cérès d’un côté, Vesta de l’autre. Deux astéroïdes colonisés par l’homme, deux mondes clos interdépendants qui échangent ce dont l’autre est dépourvu — glace contre roche. Jusqu’à ce que sur Vesta, l’idée d’un apartheid ciblé se répande, relayée par la classe politique. La résistance s’organise afin de défendre les Sivadier, cible d’un ostracisme croissant, mais la situation n’est bientôt plus tenable : les Sivadier fuient Vesta comme ils peuvent et se réfugient sur Cérès. Or les dirigeants de Vesta voient d’un très mauvais œil cet accueil réservé par l’astéroïde voisin à ceux qu’ils considèrent, au mieux, comme des traîtres… « 

Un quatrième de couverture un peu trop éloquent pour le texte car il révèle quasiment toute la trame du texte. Cette habitude devient un peu trop régulière à mon goût . Ceci dit, décrit comme tel, le pitch possède des arguments pour séduire plus d’un amateur de lecture (et pas seulement le cercle de l’imaginaire).

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Le Regard de Ken Liu…

… Sans concession sur le monde d’aujourd’hui.

Le Bélial

Mon ambition guère comparable à celle de Liu avec ce récit, se résume à lire la totalité des propositions de la collection Heure-Lumière. Bien que l’ensemble des textes ne m’ait pas systématiquement éblouie les neurones, leur qualité et leur diversité demeurent convaincantes. Le Regard de Ken Liu allie ces deux facettes avec une plume millimétrée.

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Aux comptoirs du cosmos – Poul Anderson

Space, spices  and species

La Hanse Galactique 2

Le Bélial

 

Ce deuxième tome de La Hanse Galactique regroupe cinq nouvelles se déroulant à la même période de la Civilisation technique, la société future imaginée par Poul Anderson. De taille diverse, elles sont d’une qualité égale, emballantes et procurent un goût de reviens-y. Le tout est précédé d’un avant propos de JD Bréque, le traducteur et un des principaux moteurs de la promotion de l’auteur américain au Bélial.

Dire que le tout m’a franchement enthousiasmé est un euphémisme…

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La Reine de l’Air et des Ténèbres – Poul Anderson

La Reine de l’Air et des Ténèbres de Poul Anderson

Le Bélial

Prix Hugo 1972

Prix Locus 1972

Prix Nebula 1971

« Loin de la Terre tourne la planète Roland, tout en contrastes : sur les côtes, des cités modernes, des camps de chercheurs et de techniciens; à l’intérieur des terres, des paysans qui croient encore à la toute-puissance de la Reine de l’Air et des Ténèbres, aux monstres voleurs d’enfants…

Barbro, la jeune biologiste, est sceptique…jusqu’au soir où son enfant est enlevé. Seule une créature ailée a pu commettre ce rapt ! Désespérée, elle part à la recherche de son fils, s’aventurant là où nul n’a jamais pénétré, et ses certitudes rationnelles vont subir le rude assaut des pouvoirs de la magie… »

Récit mêlant Science-fiction, lyrisme et fantasy, si la présentation éditeur ne titille pas vos neurones de la curiosité, espérons que ma critique les fassent fondre d’envie!

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Dragon – Thomas Day

Dragon de Thomas Day

Le Bélial

Heure-lumière

 

Bangkok, ou Sodome et Gomorrhe dans un futur proche.

Ça matraque dur dès les premières lignes, histoire de happer le lecteur dans une Asie du Sud glauque et loin d’être le paradis exotique de nos rêves. Pas le temps de se remettre d’une première série d’exécutions, que nous voilà ballottés dans un autre pan du récit, plongeant avec frissons et horreur dans un bordel d’enfants tous plus jeunes les uns que les autres. Puis, Dragon se précise : tueur en série châtiant  pervers et proxénètes.

A ses trousses, l’inspecteur Red Pokemon Rued Pokanon, personnage étrange et complexe.

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Au-delà du gouffre – Peter Watts

Au-delà du gouffre – Peter Watts

Recueil de 16 nouvelles

Le Bélial – Quarante Deux

C’est sans réelle surprise que ce blog propose cette chronique, Peter Watts étant un de mes auteurs. C’est vrai que ma déclaration démontre une certaine tendance à la possessivité. Voilà, je suis comme cela. J’adore Watts. J’ai attendu ce recueil de 16 nouvelles avec patience (rectification, impatience serait le terme plus adéquat), le voici enfin.

A la réception de l’objet convoité, l’excitation le disputait l’angoisse. Pourvu que mon auteur soit à la hauteur (

Pour tout dire, avec mon exigence plus importante, je digérerai mal une déception.

Au-delà du gouffre, tient-il sa promesse ou nous laisse-t-il y tomber dedans?

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