La saga Vorkosigan

Un soleil brille dans le microcosme de la SF.

3 prix Hugo, 2 prix Locus, 1 prix Nébula

Je vous avez promis cet article depuis un petit moment, concocté spécialement pour convaincre quelques amateurs de SF qui ne s’y sont pas encore immergés. Si,si, ils existent!
Il s’agit surtout de décrire la richesse de l’univers et de ces thématiques, ainsi que d’indiquer l’ordre de lecture interne au cycle. Cependant, Lois McMaster Bujold nous offre des romans qui se suffisent à eux mêmes, comportant un début, un milieu et une fin. Ainsi, le lecteur ne se sent-il pas obligé de lire tous les récits de la saga, et peut sauter quelques tomes ou ne profiter que de ceux qui l’inspire vraiment.

Découvrons, si ce n’est déjà fait, la saga Vorkosigan.

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Miles Vorkosigan de Lois McMaster Bujold

Et un prix Hugo pour un nain précurseur.

Prix Hugo 1991

Les lauréats des prix de science-fiction et fantasy peuvent surprendre agréablement ou bien décevoir profondément. J’ai eu le loisir de goûter aux deux saveurs, avec des états intermédiaires. Miles Vorkosigan peut allégrement prétendre aux deux visages. En effet, il serait si facile de se laisser distraire par l’humour et la plume toute en peps de McMaster Bujold

« Être officier à bord « Prince Serg » , le vaisseau spatial le plus moderne de l’empire de Barrayar, tel est le rêve de miles Vorkosigan. Mais avant de voir son souhait exauce, il doit remplir honorablement sa première mission, à la station météo de l’île Kyril.
Le plus dur, ce n’est pas tant le froid polaire qui règne sur l’île. Non, le problème, ce sont les moqueries des autres officiers. Il faut dire qu’avec sa taille – a peine un mètre trente -, le nabot surdoué ne passe pas… Inaperçu ! Mais le pire, c’est le général Metzov, le chef de la base. Un forcené de l’autorité. A cause de lui, miles se retrouve accuse de mutinerie et renvoyé dans la capitale… »

Quatrième tome de la saga lu en autant de chroniques, l’article sera donc moins détaillé sur l’univers de ce cycle de space opera.

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La 5° Saison de N.K. Jemisin

Un monde entre implosion et explosion.

Premier tome de la Terre Fracturée

Auréolé de deux prix Hugo pour les premier et deuxième tomes de La Terre Fracturée, La 5° Saison de N.K. Jemisin éveille la curiosité.  Le pitch présenté par l’éditeur au sujet de ce roman de fantasy d’un genre inhabituel chatouille d’autant plus les synapses que ma lecture Des Cent Mille Royaumes, lu récemment, m’avait déjà convaincue du talent de la dame.

J’espérais donc avoir les neurones aussi enchantés que lors de ce précédent…

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La Grande Porte de Frederik Pohl

La galaxie à travers le trou de la serrure

Prix Hugo 1978 & Prix Locus 1978 & Prix Nebula 1977

 

Grand classique de la SF, La Grande Porte a été publié en 1977 et a réussi le Grand Chelem au niveau des récompenses les plus prestigieuses de la littérature de l’imaginaire : Prix Hugo, Locus et Nébula. Rien que cela. Cette triplette aiguise l’appétit et la curiosité, et le pitch parachève son œuvre tentatrice :

« Robinette Broadhead, n’a pas eu de chance dans la vie, depuis que ses parents lui ont choisi un prénom. Jusqu’au jour où il a pu enfin payer le prix de son passage vers la Grande Porte. La Grande Porte : un astéroïde artificiel construit par la civilisation supérieure des Heechees, dans le voisinage de Vénus. Les Heechees ont disparu depuis des siècles, mais ils ont abandonné à la Grande Porte des centaines d’astronefs programmés pour se rendre en divers points de l’univers.
La Grande Porte, c’est le seuil de mondes inconnus : la possibilité de gagner des fortunes pour les hardis pionniers qui n’ont pas peur de s’embarquer à bord d’un vaisseau étranger dont ils ignorent la destination. Robinette a été l’un de ces aventuriers. Il est devenu riche.
Alors pourquoi éprouve-t-il le besoin, semaine après semaine, d’aller se confier à l’ordinateur-psychanalyste Sigfrid Von Shrink, qu’il déteste ?« 

Certes, le roman a pris une ou deux rides, et nos neurones ne seront pas scotchés de stupeur devant les thématiques abordées, familières des lecteurs désormais. Mais, il faut replacer La Grande Porte de Pohl dans le contexte afin d’apprécier ce roman de pure SF.

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Hypérion 1&2 – Dan Simmons

Hypérion de Dan Simmons

Les Cantos d’Hypérion, tome 1

Prix Locus, Prix Hugo

 

Il y a quelques temps, j’ai exprimé mon exaspération concernant le découpage d’Hypérion par les éditions Pocket. Une scission criminelle – séparant l’intrigue artificiellement et arbitrairement – qui laissait au lecteur un goût d’inachevé et de trahison (et d’être pris pour une vache à lait). C’est d’autant plus contraire à toute éthique qu’initialement le roman original en question n’est pas si volumineux.

Je vous propose donc une chronique complète du tome 1 et 2,  produit de notre édition bien française.

Hypérion narre le voyage au sens propre comme au figuré de sept pèlerins, choisis par les instances de l’Hégémonie pour formuler une supplique auprès du Gritche. Au cours de ce trajet, chacun va exposer les raisons de sa présence; des récits qui vont rythmer le roman de Dan Simmons.

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Hyperion 1 – édition Pocket- Dan Simmons

Hyperion 1 de Dan Simmons

Édition « TRAITRE » pocket !!!

Hyperion 1

Ce roman de Dan Simmons bénéficie d’une aura solaire et intimidante. Aussi, pour m’éviter la déception liée à la lecture de critiques, chroniques, avis ou commentaires plus dithyrambiques les uns que les autres, ai-je voulu me lancer dans l’aventure, vierge de toute préconception et si possible d’attente.

J’ai donc entamé mon livre Pocket avec un couverture plutôt sympathique, Hyperion 1. J’ai achevé la lecture de la dernière page, et comment traduire mon sentiment ?

Je suis dans la position d’un ou d’une jeune marié(e), le soir de ses noces, la soirée semble à la hauteur des espérances d’un tel jour. Le tout nouveau et beau (belle) conjoint(e) promet une nuit enfiévrée et vous a emmené au bord des délices, pour s’endormir brutalement à vos côtés…. The Epic Fail

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La Reine de l’Air et des Ténèbres – Poul Anderson

La Reine de l’Air et des Ténèbres de Poul Anderson

Le Bélial

Prix Hugo 1972

Prix Locus 1972

Prix Nebula 1971

« Loin de la Terre tourne la planète Roland, tout en contrastes : sur les côtes, des cités modernes, des camps de chercheurs et de techniciens; à l’intérieur des terres, des paysans qui croient encore à la toute-puissance de la Reine de l’Air et des Ténèbres, aux monstres voleurs d’enfants…

Barbro, la jeune biologiste, est sceptique…jusqu’au soir où son enfant est enlevé. Seule une créature ailée a pu commettre ce rapt ! Désespérée, elle part à la recherche de son fils, s’aventurant là où nul n’a jamais pénétré, et ses certitudes rationnelles vont subir le rude assaut des pouvoirs de la magie… »

Récit mêlant Science-fiction, lyrisme et fantasy, si la présentation éditeur ne titille pas vos neurones de la curiosité, espérons que ma critique les fassent fondre d’envie!

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Au-delà du gouffre – Peter Watts

Au-delà du gouffre – Peter Watts

Recueil de 16 nouvelles

Le Bélial – Quarante Deux

C’est sans réelle surprise que ce blog propose cette chronique, Peter Watts étant un de mes auteurs. C’est vrai que ma déclaration démontre une certaine tendance à la possessivité. Voilà, je suis comme cela. J’adore Watts. J’ai attendu ce recueil de 16 nouvelles avec patience (rectification, impatience serait le terme plus adéquat), le voici enfin.

A la réception de l’objet convoité, l’excitation le disputait l’angoisse. Pourvu que mon auteur soit à la hauteur (

Pour tout dire, avec mon exigence plus importante, je digérerai mal une déception.

Au-delà du gouffre, tient-il sa promesse ou nous laisse-t-il y tomber dedans?

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Un pont sur la brume – Kij Johnson

Un Pont sur la Brume de Kij Johnson

Le Bélial, Heure-Lumière

L’Empire décrit par Kij Johnson est coupé en deux. En effet un obstacle naturel extrêmement difficile à franchir sépare les deux contrées. Une gorge large et profonde est emplie d’une brume dense et corrosive qui ne permet aux voyageurs de traverser cette balafre ancestrale qu’à leurs risques et périls. Non seulement, rien ne résiste à cette vapeur acide et tourbillonnante, mais l’abîme est peuplée d’une faune étrange et mystérieuse dont des géants qui renversent tout sur leur passage.

Le gouvernement de l’Empire décide de remédier à ce frein naturel en construisant un pont sur la brume. Les conditions étant particulièrement ardues à « contourner« , il embauche un architecte de renom, Kit Meinem d’Atyar. Les travaux vont durer 5 ans et exiger de passer d’une rive à l’autre sur un bac piloté par l’impétueuse Rasali Bac.

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