Le fils du Passé – Ann C. Crispin

Star Trek

Cette semaine, j’avais besoin de lire un « livre-doudou ». J’en ai quelques uns de tailles diverses, et surprise, parmi le lot, il y a l’un des plus longs longs de la littérature française*, et un roman de la franchise Star Trek. Il s’agit d’un diptyque, et de mon préféré. J’espère éveiller un chouïa votre curiosité, même si je sais que mes chroniques de ce genre ne vous… inspirent pas des masses. 😉

« Sur la planète Sarpeidon, cinq mille ans dans le passé, Spock a fait une étrange rencontre : une femme, Zarabeth, à jamais prisonnière d’un monde de solitude et de glace. Deux ans plus tard, sur l’Entreprise, des archives archéologiques lui révèlent les conséquences d’un des rares moments d’abandon de sa vie.

Le Vulcain est prêt à faire face à ses responsabilités. Mais les Romuliens attaquent le Gardien de l’Eternité, fabuleux portail temporel dont il a besoin pour secourir… sa famille ! »

Ce roman peut se lire de manière indépendante, juste en ayant connaissance des éléments clés de l’univers de Star Trek. Starfleet n’est pas une organisation militaire, mais une institution intergalactique pacifique et orientée vers les sciences et la découverte (une composante martiale est incluse dans les rouages, à vocation protectrice). Plusieurs espèces d’êtres divers et variés coexistent dans la paix, leur ambition tournée vers la connaissance. Parmi elles, il y a les vulcains, un peuple au sang froid – et vert – impressionnant, les neurones câblés presque exclusivement sur la logique. Gene Roddenbery s’est visiblement inspiré des elfes en créant son personnage emblématique, Spock, ami proche de Kirk le capitaine de l’Enterprise.

Voilà, avec cela, vous pouvez attaquer sereinement la lecture de Le Fils du passé d’Ann C. Crispin.

Toutefois, je ne vous cache pas que le roman prend une autre saveur si vous prenez le temps de visionner les deux magnifiques épisodes sur lesquels se basent ce chouette diptyque de Star trek.

Lors des épisodes « Le Passé » (All Our Yesterdays) et « Contretemps » (The City on the Edge of Forever), de la série TOS, Spock a été projeté dans le passé via le Gardien de l’Éternité. Les Vulcains ont acquis chèrement leur comportement stoïque, réservé et logique. Auparavant, ils étaient à l’image de leur « cousins », les Romuliens, violents et passionnés.

Les 5000 ans qui le séparent de son époque agissent sur notre héros, en le faisant régressé à cette époque, son attitude devenant plus « exubérante ». Sarpeidon, planète sur laquelle il atterrit, est un caillou gelé, il y rencontre Zar qui le sauve et entame une aventure avec cette dernière. (Vous apprendrez cela dans les premières pages du roman).

Mais, voilà, le futur se trouve altéré. En effet, les archives de l’Enterprise avant cet épisode et après sont modifiées, certes légèrement pour le temps présent. Le séjour temporaire de Spock sur Sarpeidon a eu des conséquences limitées, mais qui peuvent avoir des répercussions plus larges dans un futur lointain. Le vulcain et ses amis s’interrogent alors sur leur devoir; même minime, altération il y a. Doivent-ils intervenir pour corriger la trame du temps ?

Sur un plan plus personnel, Spock, très à cheval sur les notions de responsabilités, se propose de retourner sur place pour « exfiltrer » sa famille et laisser la trame temporelle originelle suivre son cours.

Forcément, le plan dévie lorsque ce pointent pour un apéro surprise, les romuliens, prêts en découdre avec nos vaillants explorateurs.

Même si je vous suggère le visionnage des deux épisodes de la série, Le Fils du passé est un excellent exemple de ce que peut donner un opus d’une franchise quand l’auteur qui s’y colle connait et aime l’univers dans lequel il compose.

La qualité de ce roman  repose sur trois facteurs. L’affrontement final avec les romuliens tout en tension plonge dans les racines politiques de l’univers, et s’avère un passage très bien maîtrisé.

Ann C. Crispin est un auteur de SF, et joue sur cette fibre également, notamment avec des thématiques certes classiques mais toujours intéressantes sur les paradoxes temporels (même si j’aurais bien aimé que cette veine soit plus approfondie, mais en 250 pages, ce n’est pas évident et je suis devenue très exigeante), la paternité, la responsabilité et le devoir. Et ce parti n’est pas souvent pris dans les romans de la franchise.

En sus, et surtout, Le Fils du passé est l’opus le plus centré sur la psychologie des personnages et sur leurs interactions. L’amitié entre les protagonistes est superbement retranscrite, entre la taquinerie de McCoy, la chaleur et l’humour de Kirk, la réserve et loyauté de Spock, le lecteur se sent à l’aise dans cette fratrie hétéroclite et si liée.

Tout n’est pas parfait, sinon nous aurions un roman qui aurait aisément franchit les portes du fandom. Le dénouement est prévisible, et l’arrivée des romuliens (sans doute une des contraintes liées à la franchise) n’était pas forcément nécessaire, mais le roman aurait été alors trop science-fictif et intimiste (en appuyant davantage sur les trames temporelles).

Le Fils du passé est un excellent cru, qui pourrait plaire à tous les amateurs de Sf, et qui ravira les fans de Star Trek.

Ce livre est pour vous si :
  • vous souhaitez lire un roman court de SF et découvrir un roman de la franchise
  • vous aimez Star Trek
je vous le déconseille si :
  • Vous êtes xénophobe
  • Vous ne supportez pas les choses pointues
Autres critiques :

Ah!aha!

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  • Le comte de Monte Cristo

 

16 réflexions sur “Le fils du Passé – Ann C. Crispin

  1. Perso j’aime beaucoup Star Trek ayant deux parents fans, j’ai grandi avec la série, la première et les suites. Ta chronique me fait découvrir un roman dont je ne soupçonnais pas l’existence ! J’en note soigneusement le titre, merci beaucoup 😊

    Aimé par 1 personne

  2. ah je ne le connaissais pas celui là ! j’ai quelques fleuve voir ST mais pas lui (j’en ai d’ailleurs chroniqués un peu, sans gros kiff : http://chezlaventurierdesreves.over-blog.com/pages/Index_Star_trek-3789886.html ) . C’est quoi les références exactes ? Parce que le lien amazon donne « star trek tome 2 le fils du passé », le tome 1 a une titre différent ?

    sinon je sais pas si tu sais, mais pour Spock à l’origine il devait être très « diabolique » : les oreilles, mais aussi la peau rouge et même la queue ! Ils n’ont gardés que les oreilles au final (et la série a déjà été assez difficile comme ça à produire). Mais sinon oui suis d’accord que les Vulcains ont un coté elfique parce qu’ils sont tout aussi hautain ^^

    Pourquoi tu dis « l’un des plus longs longs de la littérature française*,  » j’ai pas compris. « Imzadi » est peut être le roman ST fleuve noir le plus long, c’est un pavé.

    lol le gif final, je trouve que ce « chien » est la meilleure créature TOS ^^ pendant un temps je voulais cosplayer ma chienne comme ça XD

    Longue vie et prospérité ! Là je finis DS9 (vu pour la première fois, mais bon j’adhère pas trop), et après je pense enchaîner sur TOS ça fait longtemps que je les ai pas revus. « Contretemps » est super, j’aime aussi beaucoup « demain sera hier ». Vive le voyage dans le temps XD

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    • J’avoue que je ne comprends rien à ce que fais Amazon dans son référenceme,nt sur Star Trek.

      Le fils du passé est le « tome » 24 de la novelisation de ST. Il s’agit par ailleurs du tome 1 d’un diptyque intitulé Yesterday Saga.
      tu peux voir l’ensemble des titres ici :

      https://albdoblog.com/mes-auteurs-de-sfff/star-trek-the-original-serie-tos/

      La suite est Retour à Sarpeidon, (n°30).
      Un Spock diabolique aurait été génialissime. J’adore cependant son penchant plus elfique que satanique!

      Ah! pour le roman le plus long, je ne faisis pas référence à Star Trek, juste que j’ai quelques romans doudou ou refuge et que dans le lot il y a ce Stra Trek et Le comte de Monte-Cristo qui est un des plus long de la littérature française.

      Il est chou ce chien!! Et SPock avec lui est terrible! LOL

      LLAP!

      merci pour les liens sur ton blog.

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