Paria – Jamie Sawyer

La Guerre sans fin, tome 1

L’Atalante

« Quelques années après la trilogie de « Lazare en guerre », on se croirait facilement en paix.
Lazare lui-même a disparu, sa Légion de vétérans est dissoute et la lieutenante Keira Jenkins des SimOps, le département des missions suicides par procuration, hérite d’une équipe hétéroclite de bleubites au profil inquiétant. Bonjour, les Chacals. Il va bien falloir faire avec.

D’abord sur l’avant-poste de Daktar, en opération prétendument « de reconnaissance ». Puis, par mesure disciplinaire, au fin fond du Maelström, avec obligation d’incorporer un nouvel équipier, le plus inattendu et le moins rassurant. Ensuite… ça se gâte au-delà de toute raison. »

Pas de surprise, Paria continue dans la lignée de Lazare en guerre, de Jamie Sawyer. Cette lecture s’avère particulière, avec un premier contact assez laborieux avant de terminer en dévorant le roman.  Aussi, vais-je tenter de faire ressortir les points qui m’ont initialement bloquée et ceux qui m’ont explosée les neurones avec un plaisir non dissimulé.

Sachez qu’il est tout à fait possible de lire ce roman indépendamment de la trilogie qui précède. Certes, quelques références et clins d’œil échapperont au lecteur novice à l’univers, mais il n’y a rien de rédhibitoire ou de bloquant à l’idée d’entamer cette nouvelle histoire, vierge de toute connaissance.

Revenons sur l’univers

Dans un futur assez lointain, l’humanité a colonisé la Voie Lactée mais s’est cassée les dents sur une espèce d’aliens particulièrement agressive et vindicative. A la régulière, les Krells sont imbattables, ils représentent la machine de guerre biomécanique parfaite. Aussi, les scientifiques ont-ils réussi à développer un programme de simulants, des clones dont l’ADN a été modifié pour en faire de super soldats. La doublure peut être sacrifiée lors d’une mission tandis que son « pilote » survit.

Nous sommes plus proche de Scalzi, Heinlein et Poul Anderson que de David Weber ou Jack Campbell dont les empires stellaires luttent entre camps humains.

Le nom de Poul Anderson peut effectivement surprendre car  rarement l’auteur est associé à de la sf militaire. Pourtant le programme simulant ressemble fort à celui de Jupiter et les Centaures (ou alors le film Avatar). Jenkins et sa troupe combattent à distance, leur corps reposant dans des cuves tout en étant reliés à leur doublure guerrière par une connexion « haut-débit ».  Lors de leur décès, ils retrouvent leurs esprits loin du combat, leur enveloppe à l’abri dans un liquide amniotique de synthèse. Une pratique propice à sauver des vies mais qui « dédramatise » et aseptise la guerre.

Physiquement, ils sont sains. Psychologiquement, c’est une autre affaire. Car il faut digérer la multitude des morts violentes et bien souvent douloureuses. Dans la trilogie précédente, nous avions des vétérans, avec un Conrad Harris posé en icône du super soldat, l’idéal simulant à atteindre. Avec Paria, Jenkins est en charge d’une escouade de bleus qui n’ont qu’une poignée de « sauts » à leur actif. Autant dire qu’ils ne sont pas encore formés, coordonnés, et sereins…

Le contexte de cette Guerre sans fin

La guerre avec les Krells est achevée. Le programme n’attire plus l’œil bienveillant des politiques qui vont chercher dès lors à faire des économies. Toutefois, le menaces n’ont pas totalement disparues, et se font plus diffuses, moins frontales. Les soldats sur le terrain sont bien conscients du danger qui plane, à l’affût de toute baisse de la garde.  Pour les professionnels de la parlote, ces avertissements des forces armées ne sont qu’un combat d’arrière-garde destiné à monopoliser des fonds, à légitimer une existence et une utilité passée. Bien entendu, toute similitude avec la réalité est assumée.

En effet, une organisation terroriste nommée La Spirale mène une guerre au pourtour du Maelström. Les affrontements sont âpres, et l’homme qui dirige ce mouvement semble bien informé des stratégies de ses adversaires, allant jusqu’à faire de nombreux pied-de-nez à la barbe des différentes forces d’élite…

Lors d’une opération d’envergure, l’escouade de Jenkins se voit confier, en marge du plan de bataille majeur, une petite mission de reconnaissance, histoire de mettre le pied à l’étrier de son unité (et accessoirement d’évaluer ses compétences en tant que leader).

Forcément, tout part en c*****!

Et devinez qui fait figure d’âne bâté ? de tête de turc ?

En guise de punition, Jenkins et ses troupes sont expédiées au fin fond de la zone neutre, avec pour mission l’escorte d’une petit bâtiment de guerre. C’est là, que nos protagonistes font la connaissance de Paria. Un Krell. Un krell qui communique avec les humains! Car voyez-vous, les actions de la Spirale ne sont que la face émergée d’un iceberg bien lugubre….

Pendant ce temps, Lopez, un politique influent cherche à oblitérer le programme simulant….

Des femmes au cœur de l’action

Le roman de Jamie Sawyer met les femmes à l’honneur. L’escouade Jenkins est composée de 6 membres, elle-même inclue comporte 3 femmes : Jenkins, Zoé Zero et Lopez (oui, la fille) et 3 hommes : Zeng (un ancien du Directoire), Riggs et Novak. En outre, le Pacha du vaisseau est également une femme, d’une trempe hors du commun, et fera penser à une version amazone de Calimity Jane.

Dans l’ensemble, les Chacals sont bien plus diversifiés que dans la trilogie de Lazare en Guerre. Les interactions entre les membres de l’équipe sont également plus nombreuses  en dehors des combats, leur donnant une vraie profondeur. Ils proposent des personnalités plus creusées, notamment avec un Riggs tout en nuance avec des franches zones de vulnérabilité. Feng qui fut un des clones du Directoire ouvre une petite thématique sur la bio-éthique. En revanche, Novak s’avère plus stéréotypé avec son rôle de bute russe  au bon cœur.

Zoé Zéro est un personnage tout en faille avec des traumatismes long comme la nuit polaire. Lopez doit s’écarter de l’ombre (menaçante) de son paternel et évolue de la fille gâtée qui veut tenir tête à son géniteur vers un soldat à part entière.

Enfin Jenkins. Son personnage permet à l’auteur d’évoluer sur d’autres thématiques que le féminisme (version combat). Non seulement, elle doit faire ses preuves en tant qu’officier nouvellement promu, mais elle a à se mesurer à l’ombre d’un titan des opérations simulantes, un homme qu’elle admire, un mentor. Il n’y a pas de juge extérieur (et encore…) dévolu à ce rôle d’arbitre, si ce n’est sa conscience.

L’autre thème nous est plus familier, avec la prise de responsabilité; l’évolution de la carrière professionnelle. Comment endosser un rôle de leader, comment se comporter ? quel type de chef être ? Et dans ce registre les juges sont bien plus nombreux et sans doute plus critiques. Et quand il s’agit d’une femme, certains supérieurs montrent toute leur humanité défaillante, jugeant à travers un prisme tronqué….

Officier féminin ou tout autre poste à responsabilité au sein des Armées est loin d’être un long fleuve tranquille tant le milieu conserve une touche de machisme; il est difficile d’éviter les supérieurs franchement misogynes (loin d’être la majorité, mais un seul suffit à faire de nombreux dégâts). Ce type de relation est également exploité entre Jenkins et son chef.  La distinction est rapidement faite entre homme et femme aux yeux des énergumènes comme celui-ci,  sans que la balance puisse un jour pencher du côté impartialité. Ainsi, tout élément qui tend à faire sortir du lot – en bien et,ici, en « mal – Jenkins et son escouade 50% femmes amène de l’eau à son moulin foiré.

Une situation qui se vit régulièrement dans notre société.

Un mot sur la traduction

Désormais la féminisation des fonctions (et des grades) est actée. Je pense qu’il faut laisser le choix aux concernées quant à la façon dont elles souhaitent se voir adresser (j’ai une amie qui demande à être appelée « madame LE juge »). Personnellement, il est hors de question que l’on me donne du commandante ou du lieutenante-colonelle… Au-delà d’une grande lacune en terme d’Histoire, de traditions, c’est la méconnaissance du milieu qui fait tiquer. La distinction en français existait déjà entre ces messieurs et ces dames militaires, puisque l’adresse destinée à un gradé est précédée de « Mon » lorsqu’il s’agit d’un homme, (Mon adjudant, Mon capitaine) contrairement à la pratique quand on échange avec une femme gradée. Ce « Mon » est l’abréviation de « Monsieur le ».

Que vient faire ce laïus avec le roman Paria?

C’est bien simple, la traduction a opté pour une féminisation des grades et même de certaines expressions militaires. Et si au premier abord, le terme « lieutenante » peut faire se soulever les sourcils, la lecture du roman reste fluide et le lecteur continue sans aucune gêne.

En revanche, lire « cheffe » à toutes les pages devient rapidement lassant. Le mot n’est pas joli (les chefs cuisiniers femmes se rebellent), et cela ne cadre pas du tout avec le claquement du « Yes, Sir! » américain (à comparer avec le mollasson,  « à vos ordres, cheffeuh! »).

Et ces petits changements, mine de rien ont un  impact non négligeable entre la version VF et celle VO qui apparaît plus dynamique, qui pète davantage. Jenkins est un personnage plus en subtilité avec une façade officielle très carrée, mais une vie intérieure plus femme et empathique dans la version VO.

Certaines expressions militaires sont elles aussi passées à la moulinette de la féminisation, alors que d’autres non. Et cela change un chouïa, la nuance de cette dernière (comme avec « remonté comme un coucou », évoluant vers « remonté comme une montre ». Ce n’est pas le même impact).

Un exemple tiré de Paria.

« je sais que vous êtes la soldate idéale pour ce boulot. »

Leur fallait-il une femme pour ce boulot ? un pot de fleur ? (souvent quand il FAUT un personnel féminin, c’est pour faire joli dans un monde masculin. Un peu comme les hôtesses dans certains salons.)

ou

leur fallait-il un soldat? le plus adéquat parmi l’ensemble des soldats? (« je sais que vous êtes le soldat idéal pour ce boulot. »)

Là, l’expression devient valorisante.

(Dans la version originale, l’auteur a penché pour la seconde version, un soldat parmi les soldats. Mais, les anglais ne se turlupinent pas le bourrichon avec ces nuances, car tous les soldats sont sur un même pied d’égalité.)

Je me demande même si les appellations officieuses subiront le même sort et j’attends de voir l’équivalent féminin de « jute », « juteuse »? Et quand les maître-chien, seront des sous-officiers femmes, quelle avancée pour elles avec son maîtresse-chienne…

Heureusement, que d’autres termes ne sont pas revus et corrigés. ET, même si je râle, je dois souligner qu’enfin, nous avons eu une traduction tout à fait correcte avec le terme officieux de « Pacha« , destiné au commandant d’un vaisseau!!!

Les Jenkins’ Jackals était difficile à rendre en français.

Une entame délicate

C’est l’entame du roman qui a été laborieuse. Avec la trilogie précédente en mémoire, j’attendais un récit qui jouait également sur l’ambiance horrifique ( à la Alien). Ce n’est pas le cas, car nous nous trouvons avec des affrontements plus classiques initialement. Des humains se battent les uns contre les autres, pour ce qui apparaît comme un différent politique et sociétal. Un peu comme l’Alliance avec le Directoire antérieurement. L’adrénaline liée aux Krells s’est un peu évanouie, et il faut attendre que les aliens pointent le bout de leur nez pour que la mayonnaise prenne une autre tournure, à la fois plus acérée, plus dynamique et plus ambivalente. Mais une fois la bifurcation prise, Jamie Sawyer envoie du bois!

L’alien Paria est, quant à lui, une addition excellente au casting. Il m’a captivée dès son apparition et s’avère mon personnage favori du lot.

Pour les amateurs d’action, vous serez loin d’être déçus avec des combats à tous les échelons et de toutes natures: batailles spatiales, reconnaissances, corps à corps, embuscades, prises d’assaut, affrontements frontaux,… Mais aussi, à la carabine, aux couteaux, à la baffe, à la grenade, au fusil plasma, au pistolet, aux canons XXXl, à la batterie électrique, ect… Le rythme est enlevé, même si j’ai eu du mal avec l’entrée en matière (un retard à l’allumage lié à mes attentes initiales en terme d’ambiance), le roman se lit d’une traite.

Paria s’aligne droit dans l’héritage de Lazare en guerre, avec des opérations de combat accaparantes, une ambiance qui s’affirme (heureusement) au fil des chapitres et surtout un cortège de personnages plus aboutis que la trilogie fondatrice. Avec Jamie Sawyer, la SF militaire ne rime pas simplement avec une accumulation de macchabées, la distribution de torgnoles au pas cadencé, et le son caractéristique des munitions qui éclatent. L’auteur nous propose une réflexion sur l’épanouissement de la femme dans un milieu typiquement masculin, mais aussi sur le rôle du leader confronté à l’aura d’une légende.

Ce livre est pour vous si :
  • vous aimez la SF militaire intelligente
  • vous souhaitez associer action et ambiance prenante
  • vous adorez les frissons d’angoisse
je vous le déconseille si
  • vous avez une dent contre les choses qui dégoulinent de salive
  • vous avez peu d’affinités avec le genre
  • vous cherchez un roman plus philosophique
Autres critiques :

 

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29 réflexions sur “Paria – Jamie Sawyer

  1. C’est marrant, mais j’ai une analyse complètement à l’opposé de la tienne sur la plupart des points, sur ce coup-là. Malheureusement, je ne peux pas développer, vu que ma critique a été écrite pour Bifrost. Il te faudra donc patienter jusqu’en juillet pour en lire la version « courte » (aux standards de longueur du magazine) et encore un an de plus pour la version « longue » qui paraîtra sur le Culte 😦

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    • Ils se lisent vite également. Mais, je veux pas faire comme avec HH, et me laisser dépasser par les tomes. Alors, je les enchaine des leur sortie.
      Cheffe pique, et colonelle aussi. Imagine Lieutenante-colonelle… pfff. Mais bon,c’est ainsi.

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  2. Moi j’aime bien « cheffe », il faut juste s’habituer ^^ (bon, je te l’accorde, le « maîtresse-chienne » n’a pas le même effet 😉 ) Merci pour ton retour, ça fait un moment que je veux me pencher sur les romans de cet auteur.

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  3. Merci pour ce rappel, j’avais beaucoup aimé la trilogie « Lazare en guerre », mais je n’avais pas vu passer la traduction de cette « suite ».

    À propos de la traduction, et pour les exemples que tu donnes, j’ai bien du mal à comprendre la transformation de « remonter comme un coucou » en « remonté comme une montre ».

    Outre que s’il fallait absolument (?) féminiser l’expression, « remonté comme une pendule » aurait pu faire l’affaire, en plus d’exister dans le langage courant. Mais surtout je ne comprends pas bien pourquoi féminiser jusqu’aux expressions.

    Vu de la fenêtre de ta critique, ça ressemble plus à une revendication idéologique de l’édition française, qu’à la traduction d’un roman qui en respecterait l’esprit si ce n’est la lettre, non ?

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  4. Ta critique me donne envie de le lire, mais j’ai toujours des réticences à lire de la SF militaire… est-ce que tu le recommanderais pour découvrir le genre?
    Mes seules incursions dans le domaine se sont faites avec Le vieil homme et la guerre de Scalzi et le premier tome d’Honor Harrington de Weber, j’ai pas été super emballée, snif!
    D’accord avec Artemus au sujet de la féminisation des mots, d’après ce que tu en dis on dirait plus une revendication idéologique, quitte à rendre la lecture un peu lourde.

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    • ah! c’est difficile à dire, car la SF militaire connait également des courants. ET cela dépend du typé d’histoire que tu aimes en général.

      Si HH ne t’a pas séduite, c’est que les descriptions techniques de Weber ne t’ont pas embarqué dans son monde. En revanche, si tu as aimé Le Vieil Homme et la guerre, je te conseille de poursuivre Scalzi avec soit La brigade fantôme qui est sa « suite ». Ou alors tente L’effondrement de l’Empire qui est plus doux dans l’aspect militaire, mais qui propose un roman de très bonne facture.

      Si tu cherches vraiment une SF militaire assumée, tu peux opter pour Lazare en guerre, et son inspiration tenant d’Alien.

      Tu as encore La Flotte perdue, qui conte un retour au bercail désespéré. Seul contre tous. C’est davantage dans la veine de HH, les description techniques en moins.

      Autrement, je te suggère un monument à mes yeux : Barrayar de Lois McMaster Bujold.

      Pour la féminisation des grades, je ne sais pas si il y a une revendication idéologique dans la traduction, j’en doute. Je penche pour une volonté de se mettre « à la page » du mouvement. Cependant, le roman aurait mérité un peu plus de discernement dans la féminisation. Pas seulement avec l’exemple que je prends, mais aussi avec le Russe, repris de justice, qui ne sait pas faire les accords et qui manque de vocabulaire, mais qui féminise les grades sans soucis…. Là, j’ai du mal à y croire (surtout qu’ayant côtoyer des militaires étrangers l’accord en genre est très oublié…).

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    • En fait mon impression concernait surtout la féminisation de l’expression « remonté comme un coucou » en une bizarre « remonté comme une montre ».

      Pour la féminisation des grades, il y a une trentaine d’années la « doctrine » voulait (si j’en crois mes souvenirs), qu’il n’y ait ni homme ni femme à l’armée, mais seulement des militaires. [-_ô]

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      • tu as raison sur la doctrine des Armées. C’est le postulat de départ, il n’y a pas de sexe dans les forces armées. Mais, nous ne sommes pas à une contradiction près dans notre pays, car si la doctrine se veut a-sexuée, les faits sont têtus (le « mon » pour monsieur, les douches et WC séparés, les théâtres d’opération exclusifs,…)…

        remonté comme un coucou n’est pas dans le livre, j’ai pris un exemple parlant pour démontrer que certaines modifications ont un impact, même sur un petit mot du quotidien.

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  5. Le problème de la féminisation me gonfle moi aussi, mais c’est plus… subjectif. Disons que j’adopte quand ça me semble « naturel » : commandante, adjudante, sergente, ou même autrice (à condition de pouvoir aussi employer « auteure » quand l’envie me prend), c’est personnellement comme ça que je m’exprimerais. Mais peintresse, mairesse, professeuse… Le langage part en tecktonik.
    Je dis tout ça mais faut pas me prendre au pied de la lettre ; franchement qu’on arrête de s’entretuer pour des questions de grammaire quand on devrait plutôt le faire contre Bolsonaro, le chômage, le glyphosate ou Fortnite (surtout Fortnite ^^). Et surtout de mettre des amendes de 6000€ pour avoir dit ou pas dit « Madame la présidente », comme ça s’est déjà vu.

    Aimé par 1 personne

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