Ninefox Gambit de Yoon Ha Lee

Les maths en Guest Star….N’ayez pas peur!

The Machineries of Empire

Ninefox Gambit est véritablement un pari, et plutôt rusé de la part de Yoon Ha Lee. IL s’agit « officiellement » d’un sapce opera militaire…. lauréat du prix Locus. En réalité, il est bien plus que cela, et il ne faudrait pas le bouder en raison de cette étiquette si mal perçue dans notre Hexagone.

Les hexarches (pour les 6 factions) sont confrontés à une crise d’envergure et utilisent leur arme ultime pour la contrer : le général déchu Jedao. Le worlbuilding étrange et captivant se révèle une petite pépite en soi, un univers dans lequel la sensation « alien » bat son plein…

Ninefox Gambit de Yoon Ha Lee véhicule déjà une réputation d’exigence qui n’est pas usurpée car les premiers chapitres sont d’un abord délicat du moins en VO.

Dès le premier, le lecteur se trouve parachuté en plein milieu d’un affrontement armé dans un mondé étrange, différent du nôtre.  Des mots et des notions surgissent avec lesquels nous n’avons aucune prise, si ce n’est une très légère familiarité qui ne nous les rend guère plus compréhensibles. .

C’est au milieu d’un champ de bataille dont nous ne connaissons ni l’étendue ni les enjeux que nous atterrissons. Le pourquoi nous est tout autant inconnu. Les seuls éléments limpides sont liés à Kel Cherris, capitaine, qui dirige la manœuvre visant à éliminer les Eels. C’est sauvage, violent et sanglant comme prise de contact. Elle met en place des manœuvres étonnantes où la position de chacun est vitale pour contrer certains effets de l’ennemi. Un esprit d’essaim d’abeilles anime ses soldats qui ne font plus qu’un et qui leur permet d’anéantir l’adversaire. Les kels sont la caste des militaires (emblème : le faucon), formatés pour obéir.

Ce premier chapitre donne le ton, l’univers proposé par Yoon Ha Lee est vraiment alien. Il met le lecteur au défi, et c’est vraiment plaisant de lire un roman qui ne vous tienne pas la main comme si nous étions des écoliers. Nous y côtoyons beaucoup de mots étranges, surtout dans leurs associations qui peaufinent cette désorientation initiale. En outre, ces premières pages nous livrent quelques premiers éléments.  Kel Cherris gagne un affrontement, mais perd la bataille au grand déplaisir de ses supérieurs. Elle devient une personna non grata dans cette unité où les résultats comptent autant que le comportement. Une déviation compromet l’esprit de ruche nécessaire aux formations de combat….

Puis, l’auteur brosse le background politique de cet univers, l’Hexarchate (Hex- en relation avec le nombre 6). La sensation d’étrangeté demeure en raison des concepts et des échanges entre protagonistes, deux dirigeants. Cependant, nous apprenons que la zone sous le contrôle de cette civilisation est vaste et détient une influence imposante. Au passage, nous en apprenons un chouïa sur l’histoire de ce monde, et l’existence passée de l’Heptarchate (pour 7) avant l’élimination d’une faction dissidente.

« The original heptarchy rapid expansion and pioneered a whole field of mathematics that result in modern calendrical mechanics.« 

meeewh? kézako ?

Vous voyez ce que je veux dire avec un abord non évident…

Donc, l’auteur ne nous tient pas par la main, ne cherche pas à travers un personnage ou par toute autre astuce à nous fournir les informations basiques (histoire, définitions, et tout le tralala), il ne fait aucune concession vis à vis de son roman.

Cette démarche me rappelle fortement deux auteurs : Cherryh, notamment avec La forteresse de l’espace, même s’il y a tout un passage d’infodump; et surtout Erikson, et Les jardins de la Lune (Gardens of the Moon) qui ne mésestime pas son lectorat. J’y reviendrai.

Dans l’univers de Yoon Ha Lee, les lois physiques et le système qui en découle sont sensiblement différents du notre, avec un rendu assez inhabituel (du moins pour moi) et une agréable saveur de nouveauté. C’est au lecteur de se fondre dans cette étrangeté comme s’il était un visiteur qui débarquait au milieu de ce conflit, avec tout à appréhender, sans guide, sans mode d’emploi, seuls ses sens et ses intuitions le faisant progresser. C’est exactement cette sensation là que j’ai eu en lisant Gardens of the Moon.

Le parallèle avec l’œuvre d’Erikson ne s’arrête pas là. Ninefox Gambit est un monde loin d’être dichotomique. D’emblée, l’approche nuancée est évidente sur ce registre moral. Rapidement, il nous apparaît que nous ne suivons peut-être pas le camp le plus « moralement » irréprochable. Ce parti-pris que nous retrouvons essentiellement dans la Dark Fantasy saute aux yeux quand nous sommes familiers de l’œuvre d’un auteur du style de Glen Cook par exemple.

Le récit reste un space opera, basé sur une Hard-SF. Certes, la démarche est loin de celle d’un Egan qui articule ses textes autour de la science, mais YHL s’appuie indubitablement sur la technologie si étrange nous soit-elle pour construire son intrigue.  Or une technologie avancée (à base de physique quantique ces temps-ci) revêt bien souvent une apparence de magie. C’est le cas dans ce texte avec ce système de « calendrical mathematics » assez déroutant et essentiellement singulier. J’ai presque envie de la qualifier de Dark Science-fantasy, mais l’absence de magie explique le presque.

Ce qui m’attire dans le space opera militaire c’est sa complexité morale. En tant que lecteur, j’aime découvrir l’impact politique et culturel de la guerre sur une société, le coût et les conséquences aussi bien sociétales que personnelles qu’elle engendre, observer comment l’auteur l’aborde et livre ses hypothèses. La guerre est un des leviers les plus puissants bousculant toute une société.

Ninefox Gambit va au-delà en terme de « recherche » et d’intensité pour le lecteur, car il est moralment plus ambivalent tout en procurant de l’émotion.

J’en ressort avec le sentiment d’avoir lu un roman de Dark SF, un qualificatif emprunté à la Dark Fantasy mais qui traduit bien l’état d’esprit  avec cet aspect science et techniques,  similaires aux effets thaumaturgiques, allié à des personnages et une trame aux actes ou à la moralité discutables.

Ian M. Banks semble une des sources d’inspiration avec son cycle de La Culture. J’ai lu très récemment L’homme des jeux, et quelques similitudes m’ont sauté aux yeux : l’influence culturelle d’une seule organisation sur tout un pan de la galaxie, un conglomérat de planètes avec une technologie poussée, un système social qui a effacé les besoins premiers de l’homme, des drones intelligents et assez indépendants,….

Ainsi que la place des jeux dans cette société. D’ailleurs, le titre Ninefox Gambit en est une bonne indication, aussi bien dans le pari que dans les stratégies mises en place.  Pour ces gens, la guerre se résume à ‘a game between competing sets of rules, fueled by the coherene of our beliefs« 

A la différence que l’échiquier s’étend sur une partie d’une galaxie.

Pourtant, l’idée de base est toute simple. Une faction s’oppose au courant doctrinal dominant. Le gouvernement en place cherche donc à régler ce problème en utilisant la force et une arme particulière et crainte.

Ici, les hérétiques se sont emparés de la Forteresse of Scattered Needles (des Aiguilles éparpillées), une station orbitale nichée dans un astéroïde. Ils ont enclenché un changement de paradigme dans les lois physiques, en pourrissant leur Référentiel* (Calendrical Rot).  Toute la zone est sous leur influence, altérant la réalité locale.

La notion de Calendar et calendrical maths – que j’ai traduite dans mon esprit à défaut de meilleur terme par *Référence/Référentiel – est difficile à appréhender. La maîtrise des lois physiques dépassent celles découvertes par nos génies, elle inclue d’autres facteurs ou facettes de la réalité qui sont une combinaison de mathématiques, de foi dans le système et de numérologie (essentiellement). Le Calendar est donc une interface mathématique qui permet de manipuler ces aspects, mais implique une observation rigoureuse de rites ainsi qu’une croyance en ses principes (ceux de l’Hexarchate) à toute épreuve. Il régit tous les aspects de la vie et commande une harmonie parfaite du corps et de l’esprit; les mathématiques ayant une place primordiale dans n’importe qu’elle configuration. La « foi » quant à elle me semble bien commode pour les instances dirigeantes….

Les opposants sont donc des hérétiques aussi bien politiques que « religieux ».

Ainsi, la prise de la Forteresse, un nœud névralgique, est-elle une chose bien fâcheuse…

Les hexarches décident alors d’utiliser l’arme de dernier recours : le général Jedao, un non mort (pas un zombie!). Ce dernier a commis un génocide il y a 397 ans, a été jugé et condamné. Son esprit a été conservé, mais il ne peut « revivre » (et que partiellement) qu’à travers un autre humain, une ancre (anchor). C’est à Cherris qu’échoie cet honneur, suite à la débâcle initiale.

Ce duo participe grandement à la saveur du roman et permet de passer outre les difficultés premières de projection dans cet univers. Bien entendu, ils ont des tempéraments opposés.

Jedao ne peut s’exprimer qu’à travers elle tout en percevant son environnement du simple fait d’être ancré en elle.  Il ne dort pas, ne mange pas, et n’a aucune interaction avec le monde physique. Il n’est pas pour autant invisible à l’observateur attentif, car il projette un reflet dans les surfaces réfléchissantes et apparaît dans l’ombre de Cherris (hé!hé!hé).

Cette dernière n’est pas un simple vecteur, et si la présence du général déchu la perturbe légèrement dans ses gestes, elle reste indépendante d’esprit. Leurs échanges peuvent être assez animés! (il n’y a aucune romance).

Cette interaction est exquise, car ils forment une équipe qui apprend l’un de l’autre jusqu’à fonctionner en parfaite symbiose, débouchant sur une entité aux multiples facettes avec ses contradictions, ses doutes, ses petites manies. Ils ont bien plus en commun dans ces circonstances (et dans les décisions prises) qu’ils veulent bien admettre. Et ils finissent par constituer un duo redoutable; lui le stratège hors pair – de la caste des Shuos dont l’emblème est un renard (Fox) – cryptique, énigmatique et charismatique; elle experte des formations de combat, rapide, mathématicienne de premier plan.

Si les prémices de la trame laissent penser à une histoire cousue de fil blanc, il n’en est rien. Nous enchaînons les manœuvres brillantes, les pièges, les combats, les jeux politiques, les trahisons, les décisions difficiles, et de courts moments de répit.

Le rythme ne faiblit pas d’un bout à l’autre, et nous n’avons aucun moment d’ennui.

Yoon Ha Lee possède une écriture plaisante, riche et même poétique à l’occasion (un autre point de ressemblance avec Erikson), elle est assez exigeante surtout avec l’association de termes comme cindermoth, neddle moth, xxxmoth, yyymoth, chrysalide gun, calendar rot, calandrical maths,….Je suis impatiente de lire la traduction qui doit paraître en 2018 aux éditions Denoël dans la collection Lunes d’encre. Qui que ce soit le traducteur, il va bien s’amuser, et dans tous les cas, je me ferai un plaisir de lire la VF d’un roman qui m’a transportée.

 

Le worlbuilding étrange et captivant se révèle une petite pépite en soi, un univers dans lequel la sensation « alien » permet de ressentir tout un panel d’émotion de la déroute à la jubilation. Un monde construit pour mettre en évidence sa thématique principale : l’humanité. Le duo de généraux fonctionne à merveille et ajoute au plaisir de la découverte.

Ce livre est pour vous si :

  • si vous aimez le space opera militaire
  • si vous aimez les textes novateurs
  • si adorez la dark fantasy (Cook, Erikson,…)

Je vous le déconseille si :

  • vous ne supportez pas les romans proposant un univers complexe
  • cherchez une trame linéaire
Autres critiques :

Black Wolf

Challenges :
Challenge Littérature de l’Imaginaire – 5° édition
Le livre :
  • 384 pages
  • Traduction prévue en 2018

 

 

 

 

 

 

22 réflexions sur “Ninefox Gambit de Yoon Ha Lee

  1. En fait en lisant ta chronique je me suis souvenu d’un point précis qui a été vraiment le déclencheur de mon abandon. Et ce point c’est en fait le fait qu’on puisse changer les loi physique rien qu’en changeant de façon de penser (parce que si on résume c’est un peu ça, du moins c’est comme ça que je me l’était imaginé sur le monde, même si je n’avais pas tout compris bien sur vu que j’en était au tout début).

    Et pour moi c’est tellement peu crédible que je trouve ça impossible à imaginer => ça ne passe pas du tout.
    C’est comme si le fait d’être croyant d’une religion faisait que d’un coup la gravité ne t’affectait plus …. Alors je veux bien qu’on imagine des changements de technologie et autres mais à ce niveau la non. J’avais fait le parallèle avec certains livres de SF du début du 20ième siècle que j’avais lu plus jeune et ou les auteurs faisaient des fautes énormes dans leur explications scientifiques, ça ne passait pas du tout pour moi.
    (Enfin après si on pars en fantasy je dis pas non mais en SF, ça passe beaucoup moins)

    Du coup la maintenant j’ai bien moins envie de retenter xD
    Même si je vois un peu mieux de quoi il s’agit, j’ai peur de me retrouver à nouveau en train de me dire que ce n’est pas crédible.

    Bref, il n’est pas prêt de sortir en VF de toute façon, j’ai le temps de changer d’avis (ou pas !)

    Aimé par 1 personne

    1. Ah! je dirais oui et non à tout ce que tu dis.
      Déjà car rien ne dit qu’il s’agit de notre univers et même d’humains – des humanoîdes oui, mais humains, cela reste à voir.
      Du coup dans un autre univers ou une autre dimension, qui nous dit que les lois de la physiques telles que nous les connaissons sont les mêmes ?…
      Donc, je ne suis pas fermée à l’idée même si comme toi, les anciens romans qui sont scientifiquement faux me bloquent.

      Ayant fini le premier tome, les lois physiques sont sur de nombreux points identiques aux nôtres (gravité, balistiques, chaleur, maths,…) mais il y a aux franges des différences. Elles ne sont pas importantes, mais ont une répercusions très sensible.

      Quand cette histoire de foi/croyance, ce n’est pas religieux au sens divin, j’utilise le terme de religieux car il s’agit du même « aveuglement volontaire’ par rapport à une doctrine.
      Tel que je l’ai ressentu à la fin du livre -parce qu’initialement c’était assez obscur – il s’agit surtout d’un état psychique.

      Leur Calendar est essentiellement mathématique, et « numérologique (là c’est une supputation de ma part) et effectivement une foi, surtout dans le sens « confiance ».
      Ce Calendar exerce une influence, un peu comme un puissant champ magnétique et est nourrit pas les maths (matrices, intégrales et équations) les chiffres, et « la foi ».
      Mais quand tu achéves le livres, c’est bien plus ambivalent que cela, sans rentrer dans les détails, tu te demandes si il ya pas une entourloupe des dirigeants, dans ce systéme totalitaire qui endoctrine la masse. La foi est finalement un bon outil de propagande. Mais, je risque d’en dévoiler un peu trop….

      Disons que c’est plus complexe que cela, et en même temps plus intelligent de l’auteur.

      Après effectivement, j’hésite à la qualifier de science-fantasy car la dimansion magique est absente, mais il y a cette recherche.

      Mais, je comprends que cela puisse ne pas te « parler ». Enfin bref, la foi est sujette à caution sur sa véritable influence…

      Je précise qu’en anglais, je n’ai compris globalement que 95% donc, des nuances m’ont échappée.

      J(attends la VF pour voir si j’en resssort avec les mêmes idées.

      J'aime

      1. Après c’est peut être ça la solution : le prendre comme ci c’était un livre de fantasy. C’est vrai que j’ai tendance à aborder mes livres de SF et de fantasy de façon très différente et c’est peut être juste ça qui bloque.

        Enfin on verra en 2018, je suis sure que la médiathèque va le prendre (j’ai l’impression qu’ils prennent quasiment tous les Lune d’encre) donc je testerais quand ils l’auront 😛

        Aimé par 1 personne

        1. Il y a encore peu de temps, j’avais la même habitude. La SF devait être de la SF avec des règles bien fixes, presque immuable, et la fantasy avoir de la magie. Qunad cela débordait, ma suspension de crédibilité coïnait, et j’avais du mal à apprécier.

          J’ai beaucoup évoluert dans mes perception depuis 4/5 ans et surtout depuis que je blogue. En lisant les avis, les perceptions et en cherchant à communiquer mes plaisirs de lectures. Je suis plus ouverte à des frontières perméables.
          Et puis, il faut dire que la fantasy classique m’a tant lassée avec une grosse panne de lecture, que je voulais lire autre chose.

          Du coup, j’arrive à passer « outre ». 🙂

          Oui, tu as du temps, il y aura d’autres avis et je compte le relire en VF pour voir si je l’apprécie de la même manière.

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    1. Je pense qu’il te faut le tenter, car il ya une association sympathique et ce n’est pas simplement militaire (c’est même plutôt le contraire 😉 ).
      Apo me disais Lunes d’encre.

      Oui il faut attendre le VF!

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  2. Oui, Lunes d’encre : http://maassagency.com/september-translation-deals-5/

    Le perso qui « vit » au travers d’un autre dans un contexte SF rappelle Le sens du vent de Iain M. Banks. Et la lutte entre lois physiques / paradigmes différents rappelle la nouvelle Radieux de Greg Egan, voire son roman Isolation. Moralité, ce n’est sans doute pas tout à fait incompatible avec de la SF, même hard.

    Très bonne critique. Je suis vraiment, vraiment curieux de le lire maintenant. Mais en VF, par contre, ça me facilitera la tache.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Apo!

      Je suis contente que tu complètes ainsi mes références. J’ai hâte d(avancer sur les Banks!
      Non ce n’est pas incompatible avec la hard-sf, même si le fonctionnement n’est pas explicite.

      Merci! 🙂
      Je pense que ce roman peut vraiment t’interessé, pas forcément te plaire autant qu’à moi car tu sentiras diverses influences.
      Et oui, attend la VF je l’ai trouvé plus compliqué à lire en VO qu’Erikson….

      Aimé par 1 personne

  3. Rooooh tu m’appâtes avec des mots clés bien choisis… J’ai un peu peur d’être larguée avec la complexité de l’univers (j’ai tendance à décrocher quand on a trop d’explications techniques et de tirades sur les stratégies à adopter) mais ce calendrier me fait de l’œil quand même 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Ah!ah!
      Celui-ci : il est pour TOI!!!! 🙂
      C’est une certitude à mes yeux. Il n’y a justement pas d’explications techniques…. Cela pour donner cette sensation d’être dérouté et tomber dans un environnement alien… seuls les maths sont là.
      Attends la VF, et lis-le. 🙂

      Aimé par 1 personne

  4. Ce livre est pour vous si :

    si vous aimez le space opera militaire : bof
    si vous aimez les textes novateurs : si c’est juste novater pour novater…
    si adorez la dark fantasy (Cook, Erikson,…) ; connais pas, jamais lu

    Je vous le déconseille si :

    vous ne supportez pas les romans proposant un univers complexe : j’ai le cerveau d’un chien…
    cherchez une trame linéaire : j’aime la simplicité

    Et j’ai l’impression que c’est sur plusieurs tomes…

    Une chose qui me pose question : le flou a l’air d’être entretenu : humains ou aliens. L’univers physique est différent du notre, mais j’ai l’impression que la moralité est la même que nous? Y a pas maldone ?

    Aimé par 1 personne

    1. Non, ce n’est pas novater pour novater.
      C’est une trilogie avec des tomes de 350 pages.

      Question moralité, justement nous la voyons de notre perspective, pas de la leur et elle reste encore pas mal à explorer. Disons que cela n’est pas noir et blanc.

      La référence à Cook et à Erikson : le/les héros n’est ou ne sont pas dans la « bon » camp en rapport à notre référence morale.

      C’est difficile de tout dire, car, la saveur c’est de découvrir de cet univers avec meours? Comme si tu étais projetté dans l’inconnu, dans un pays dont tu ne connais rien et c’est à toi de te débrouiller. C’est en cela que c’est complexe.

      J'aime

    1. Oh! Sorry. Je sais que c’est un peu compliqué, et j’ai tenté de rendre le truc compréhensible. Je suis déçue de t’avoir perdue en cours de route.

      Cela n’a rien à voir avec la Horde.

      Tu te sous-estimes. 😉

      J'aime

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